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« Rectitudinaire » : barbarisme ?

Un internaute s’étonne d’avoir trouvé le mot « rectitudinaire« , qu’il compare à « bravitude » (dont on a beaucoup parlé !), et voit dans ces deux mots des barbarismes à condamner…

A notre connaissance, l’adjectif « rectitudinaire » a été forgé par le linguiste Julien Teppe, auteur de « Caprices du langage », un ouvrage très intéressant.

C’est d’ailleurs dans ce livre qu’il se justifie d’avoir créé et introduit ce mot dans un de ses romans par le fait qu’il n’en existait pas d’autre qui pût exprimer la nuance désirée, « hormis le désuet « droiturier », cher à Montaigne mais insuffisant dans la mesure où la rectitude se différencie de la droiture ».

Le terme n’a pas fait florès, et il est même étonnant qu’on puisse le trouver dans un texte… Quant à « bravitude » exprimant une autre notion (« attitude marquant la bravoure », par exemple) que « bravoure », cela peut éventuellement s’admettre, dès lors que ce mot est employé sciemment, à bon escient…

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Partisans de Ségolène Royal : « royalistes » ou « Royalistes » ?

Une charmante jeune consoeur journaliste se demande si, afin d’éviter des confusions, il ne faudrait pas mettre une majuscule à « Royalistes » quand il s’agit des partisans de Ségolène Royal…

Non, le contexte, en principe, éclaire suffisamment les lecteurs pour que ceux-ci ne prennent pas les supporte(u)rs socialistes de Ségolène Royal pour des adeptes de la monarchie !  De plus, cela romprait l’uniformité qui règne pour « jospiniens » ou « jospinistes », « fabiusiens », « strauss-kahniens », « delanoïstes », « mitterrandiens », etc.

On devrait voir réapparaître « aubryistes » (plutôt que « martinistes »), aussi.

« Ségolistes » est parfois employé, voire « ségolénistes », mais cet usage est très minoritaire. Le… « courant »  (A, B, C, ou Z !!) ne passe pas entre ce terme et les médias.

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