Le mot du 28 mai 2014

Cessez-le-feu

          « L’heure est au cessez-le-feu, puisque je pars », aurait notamment déclaré, selon ses proches, M. Jean-François Copé, mercredi 28 mai, lors d’un comité politique élargi de l’UMP, qui sera donc une des dernières réunions où il sera intervenu en tant que président de ce parti… En tout cas, avant le 15 juin, date officielle de son retrait de cette fonction.

          Cessez-le-feu est un nom composé, avec deux traits d’union, qui est évidemment invariable puisque forgé sur la phrase impérative « Cessez le feu ! ». Les synonymes les plus proches sont : armistice, suspension des hostilités, trêve, pause, arrêt des hostilités. L’étude de ces synonymes (ou « mots de sens voisin ») comme les définitions passablement floues figurant dans les dictionnaires aux mots armistice et cessez-le-feu permettent aux utilisateurs de ces vocables, aussi bien qu’aux commentateurs, de jongler et de gloser à loisir sur la signification précise à accorder à ces termes.

          Il n’est nul besoin d’être doté d’un esprit attique, acéré, aiguisé, très fin, pour se persuader que chacun utilise, ou comprend, cessez-le-feu sous l’acception qui l’arrange : suspension provisoire, ou définitive, des hostilités. En bien des circonstances de l’Histoire, ce n’est pas sur l’instant présent que la vérité s’affirme.

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