Le mot du 9 août 2014

crash

          La succession d’accidents aériens entraînant l’écrasement au sol de plusieurs avions a évidemment frappé l’opinion, même si, au regard du nombre des liaisons assurées chaque jour, il serait justifié de parler d’un pourcentage infime. Mais la brutalité de ce type d’événements et le fait qu’il n’y ait le plus souvent aucun rescapé accentuent, grossissent, l’émotion ressentie. Celle-ci étant accentuée par les innombrables reportages consacrés aux causes et aux conséquences d’un crash.

            Des défenseurs de la langue française continuent de condamner l’emploi de l’anglicisme crash, et, a (sans accent !) priori, nous pouvons les comprendre. Toutefois, il faut bien constater que les équivalents français précis ne sont pas nombreux, et qu’ils comportent plusieurs mots : que dire, à part écrasement au sol ?! Certes, chute d’un avion, accident en vol… laissent presque forcément entendre qu’il y a eu écrasement fatal.

            Pour ne pas multiplier les répétitions, pour « faire court » dans les titres, les sous-titres, dans les incrustations à la télévision, il ne faut pas rejeter l’emploi de crash (pluriel « à la française » : des crashs ; prononciation : « crache »). Le vocable a, de plus, l’avantage d’être neutre, de ne pas préjuger imprudemment de la cause, de la raison, de l’écrasement au sol…

            Attention à l’orthographe et aux confusions possibles avec krach ou crack !

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