Le mot du 16 décembre 2014

blouse

            Les « blouses blanches »,  les « blouses roses »,  les « blouses vertes »,  les « blouses bleues »… ont le blues. Très souvent, elles ont la rage, notamment quand elles se tuent au travail aux urgences des établissements hospitaliers. Avec des semaines de 60 à 70 heures exténuantes et pouvant entraîner des accidents pour les malades comme pour eux-mêmes, et des heures supplémentaires non payées, les médecins et infirmiers(-ières) urgentistes, particulièrement, sont bien mal traités (la graphie maltraités convient aussi !) alors qu’ils font partie réellement, eux, des vraies élites de la République.

            On s’accorde à penser que le mot blouse est issu de termes régionaux comme blaude, blode ou bliaud, qui désignent des vêtements amples propres aux paysans, ces vêtements étant en quelque sorte des « sur-vêtements » qu’on met par-dessus toutes les autres pièces de l’habillement, afin de les protéger. On parle donc des blouses de paysans, de rouliers, de charretiers ou d’ouvriers, d’où l’expression aujourd’hui obsolète de « monde des blouses » pour désigner la classe ouvrière.

            Les artistes peintres comme les peintres  en bâtiment portaient une blouse. Idem, les instituteurs,  et aussi les écoliers de naguère, qui ne songeaient pas à exiger de leurs parents des vêtements de marque hors de prix. La blouse en tous ses états peut recevoir d’autres noms, dont certains sont savoureux : souquenille, bourgeron, casaque, sarrau, tablier, roulière…

            Blousé(e)s, au sens propre, est un terme peu usité qui signifie « vêtu(e)s d’une blouse ». Un grand nombre des professionnels, des personnels des professions médicales en ont assez d’être également « blousés » au figuré depuis des années !   

 

 

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