Le mot du 24 février 2015

drone

            Plaisanteries de potaches plus ou moins jeunes en âge, mais jeunes de caractère ?… Vols de petits engins testés par des férus d’aéronautique et de modélisme ?… Essais beaucoup moins bénins, effectués par des spécialistes de l’espionnage industriel, ou de l’espionnage tout court ?… Agents provocateurs tentant de semer le trouble, l’inquiétude ?… Terroristes procédant à de vrais repérages sous couvert de jeu inoffensif ?… Bien des hypothèses sont envisageables après le survol de la capitale par un ou par des drones de petite taille.

            Sans tomber, naturellement, ni dans la psychose, ni dans la paranoïa, ni dans la schizophrénie, cette affaire  de « drones jouets » (?) très légers, semble-t-il – il ne s’agit pas de drones militaires de grande taille porteurs de charge –, n’est pas à prendre… à la légère, à notre époque de miniaturisation des explosifs. On ne prendra donc pas forcément pour argent comptant les commentaires officiels lénifiants et les communiqués insouciants rédigés en langue de bois.

            Ce terme de drone  est à mettre au crédit de l’armée britannique : dans les années 1930, des avions automatisés référencés sous le nom de DH 82 Queen Bee (queen bee = « reine des abeilles ») furent testés pour servir de cible à l’avion-école et d’entraînement De Havilland DH 82 Tiger Moth. Mais la « reine des abeilles » se révéla être lente, et aussi bruyante qu’un faux bourdon (en anglais : drone)… D’où ce surnom qui fit florès et fut repris par l’armée américaine. Depuis, la famille des drones s’est considérablement développée, et la parentèle comporte d’innombrables engins volants de toutes tailles, aux capacités et aux emplois couvrant un large spectre d’activités.

 

 

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