Archives mensuelles : février 2015

Le mot du 4 février 2015

proxénète

            Des affaires en cours portent sur des accusations de proxénétisme, voire de « proxénétisme aggravé », et ce sera à la Justice qu’il appartiendra de se prononcer via les tribunaux correctionnels. Familièrement abrégé en « proxo » (pluriel : des proxos*), proxénète est issu du latin proxeneta, « courtier, celui qui s’entremet pour un marché », qui lui-même venait d’un mot grec ayant la même acception.

            D’abord terme neutre au sens de « courtier », de « entremetteur dans un marché », de « personne s’entremettant pour conclure des mariages, pour vendre des offices », proxénète n’avait pas de connotation dépréciative. Mais, alors que son utilisation comme synonyme de « courtier » se maintenait, l’Académie française indiquait déjà, dans son Dictionnaire de 1762 : « ne s’emploie guère qu’en mauvaise part ». On peut imaginer que l’on passait alors à la notion d’intermédiaire malhonnête, vénal, corrompu, avant que ne s’impose l’acception de « personne qui tire profit d’intrigues galantes où elle s’entremet », puis de « personne qui vit, qui tire ses revenus, de la prostitution d’autrui ».

         Un des nombreux synonymes populaires, argotiques, triviaux, de proxénète est maquereau, qui vient du moyen néerlandais makelare : « courtier, intermédiaire » !

* « Moyennant un certain nombre de services, délations, pots-de-vin, coups de main électoraux, les proxos avaient été institués, par la République française, les fermiers généraux de la prostitution. » (Le Nouvel Observateur, 28 juin 1980.)

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RENDEZ-VOUS CONVIVIAL : 1er Salon de la langue française de Paris, à la Mairie du 7e arrondissement, 116, rue de Grenelle, métro : Solférino ou Varenne. Mercredi 11 février, à 14 heures. Conception : Jean-Pierre Colignon et les services de l’événementiel du cabinet du Maire.

Dans la salle principale : dictée gratuite pour tous, à 14 heures – Nombreux prix, chaque participant aura un cadeau souvenir. Pendant la correction des copies : séance-spectacle de « dictionnaire Alphonse Allais », par les académiciens Alphonse Allais. Puis : jeu-concours autour de la littérature française, nombreux prix.

Seconde salle : à 14 h 30, animation interactive (pour les juniors… mais pas seulement) par un dessinateur d’humour autour des expressions, proverbes et locutions de la langue française : dessins d’humour, rébus et dingbats.  Puis : spectacle donné par une conteuse.

Même si vous avez oublié de vous inscrire (surtout pour la dictée), ou si vous vous décidez à la dernière minute, n’hésitez pas à venir !

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Le mot du 3 février 2015

décryptage

         Un des mots ronflants à la mode, pour se mettre en valeur, chez les journalistes de télévision, voire de radio, c’est décryptage : « Merci, Tryphon Dubidon, de nous faire part de votre décryptage de l’actualité… ».  Et ledit Dubidon, promu ainsi au statut d’individu à la clairvoyance exceptionnelle, à la sagacité inouïe, de se lancer généralement – avec un sourire modeste, mais satisfait – dans un commentaire indigent, dans une paraphrase inutile nourrie des « éléments de langage » quotidiennement et généreusement distribués par les attachés de presse, par les services de communication, etc.

            Les auditeurs, les téléspectateurs, considérés comme des individus peu sagaces, pas très éveillés, même carrément bouchés, doivent alors être éclairés (d’ailleurs, éclairage est un terme également très apprécié par nos élites du petit écran) par l’  « expertise » (sic) du subtil commentateur.

            Hélas, au lieu de révéler un éventuel dessous des cartes que personne encore n’a dévoilé, de mettre au jour des coups (fourrés) à trois bandes ou les véritables intentions de telle personnalité, l’observateur censé être un très sagace analyste se montre atteint d’un psittacisme profond. Son décryptage se résume à une répétition de l’information, enrichie, si l’on peut dire, de remarques d’une grande banalité… Plutôt que de déranger le mot décryptage, chacun devrait se contenter sagement de commentaire, d’analyse,  qui, déjà, seraient souvent bien complaisants !

            Le décryptage, en son emploi exact, correct, consiste à découvrir le vrai sens d’un texte peu clair, ambigu, ou à déchiffrer un texte secret codé. Lors de la Seconde Guerre mondiale, des cryptanalystes britanniques, reprenant les travaux de spécialistes polonais, ont réussi à décrypter des messages codés de la fameuse machine (en fait, il y eut plusieurs variantes)  de chiffrement Enigma des Allemands.

            Décryptage est lié à crypte, d’abord « endroit caché » (du latin crypta, d’après le grec kryptos, « caché »).

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RENDEZ-VOUS CONVIVIAL : 1er Salon de la langue française de Paris, à la Mairie du 7e arrondissement, 116, rue de Grenelle, métro : Solferino ou Varenne. Mercredi 11 février, à 14 heures. Conception : Jean-Pierre Colignon et les services de l’événementiel du cabinet du Maire.

Dans la salle principale : dictée gratuite pour tous, à 14 heures – Nombreux prix, chaque participant aura un cadeau souvenir. Pendant la correction des copies : séance-spectacle de « dictionnaire Alphonse Allais », par les académiciens Alphonse Allais. Puis : jeu-concours autour de la littérature française, nombreux prix.

Seconde salle : à 14 h 30, animation interactive (pour les juniors… mais pas seulement) par un dessinateur d’humour autour des expressions, proverbes et locutions de la langue française : dessins d’humour, rébus et dingbats.  Puis : spectacle donné par une conteuse.

Même si vous avez oublié de vous inscrire (surtout pour la dictée), ou si vous vous décidez à la dernière minute, n’hésitez pas à venir !

Le mot du 2 février 2015

ballottage

            Il faut sans cesse rappeler que ballottage comporte DEUX  l  et DEUX  t : dans les incrustations* au sein des journaux télévisés comme dans la presse écrite, une fois sur deux il manque, généralement, un t…  Cette erreur récurrente est bien fâcheuse, s’agissant d’un mot revenant très fréquemment dans l’actualité étant donné la pléthore d’élections organisées dans ce pays du fait de l’empilement des strates administratives.

            Les doubles consonnes se retrouvent  logiquement dans le verbe transitif et intransitif ballotter, ainsi que dans les substantifs masculins ballottade et ballottement. Une ballottade est le saut d’un cheval les quatre fers en l’air, sans qu’il y ait de ruade (dans l’ancienne haute école d’équitation), alors que le ballottement est le mouvement d’un être ou d’un objet agité, secoué… et aussi, au sens figuré, une hésitation, une indécision. Ballottage eut autrefois le premier sens de ballottement.

       Les ballottages, ainsi, sont dus – si l’on veut – aux ballottements des électeurs : il y a ballottage, le plus souvent, non pas parce que les électeurs, pris individuellement, hésitent, ballottent, mais parce que le corps électoral de la circonscription, pris globalement, est très divisé, et, lui, ballotte !

 

*Certes, les personnes chargées des incrustations sont sous pression, devant souvent composer les textes au dernier moment, juste avant la diffusion des reportages, ce qui explique le nombre important de bévues, de bourdes orthographiques. Mais l’indulgence, la compréhension s’émoussent quand surgit de façon répétée une « hénaurmité » illogique : par exemple, le « Pyrénées-Atlantiqu» (= le département, dont le nom est bien évidemment Pyrénées-Atlantiques) systématiquement orthographié ainsi certain jour sur une chaîne publique.

 

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LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE PROCHAINE :

*Mercredi 11 février, à la Mairie du VIIe arrondissement, 116, rue de Grenelle, à partir de 14 heures : premier Salon de la langue française, conçu avec les services de l’événementiel de la Mairie. Au programme : dictée ludique (diplômes + prix), animations pour les juniors (conteuse, jeu sur les expressions françaises), séance humoristique et interactive du « dictionnaire Alphonse Allais », jeu-concours autour de la littérature (diplômes + prix)…

Le mot du 31 janvier 2015

incurie

            Plus d’un désastre, politique ou économique,  est dû* au laisser-aller, à l’insouciance,  à la négligence, à l’incompétence, à la sous-estimation aveugle des problèmes, voire à la dissimulation volontaire de difficultés.  Ce manque total  d’attention, de soin, de souci, de courage, dans l’accomplissement d’une tâche, dans l’exercice d’une fonction importante, s’appelle l’incurie. Ce terme vient du latin incuria, qui a la même signification.

            Le mot revient souvent dans les médias aujourd’hui au sujet des dirigeants grecs de ces dernières décennies, quel que soit leur parti.

            Il faut alors, obligatoirement, à un moment ou à un autre, « nettoyer… l’incurie d’Augias » ! Calembour, évidemment, sur les écuries d’Augias… à l’origine de l’expression « nettoyer les écuries d’Augias » = adopter une mesure radicale pour remettre de l’ordre.

            Dans la mythologie grecque, Augias, roi d’Élide corrompu, aurait possédé plusieurs milliers de bœufs le plus souvent parqués dans d’immenses étables… jamais nettoyées en trente ans ! Prenant tout de même conscience de l’ignoble saleté de ses étables/écuries, Augias chargea Héraclès (Hercule pour les Romains) de les nettoyer. Cela contre un dixième du troupeau, une fois ce travail titanesque, censé même être utopique, accompli. Nettoyer les écuries d’Augias fit donc partie de ce que l’on appelle les douze travaux d’Hercule.

            Adoptant une solution à la hauteur du problème, Hercule détourna le cours des fleuves Alphée et Pérée, et leur fit traverser les écuries pleines de fumier et de bouses (mais vides de bétail…). En cinq sec (si l’on ose dire), tout fut nickel !  Mais l’escroc Augias, qui pensait bien que ce travail ne serait pas effectué, refusa de payer son dû à Hercule. Celui-ci estourbit donc définitivement le malhonnête. Bien fait !

*Avec plus d’un(e), on accorde  « à l’oreille », au singulier – contrairement à la logique, certes – , sur le mot un(e) : plus d’une heure s’était écoulée, plus d’un enfant portait des baskets…  (Et  avec  moins  de deux l’accord se fait au pluriel, « à l’oreille », également, sur deux : moins de deux appartements étaient en bon état.)

Deux exceptions, avec accord au pluriel : a) quand il y a répétition  de plus d’un(e) : plus d’un cadre, plus d’un employé, plus d’un ouvrier se sont mis en grève ; b) quand la signification du verbe comporte très nettement l’intervention de plusieurs personnes : plus d’une cliente s’arrachaient les robes en solde.

 

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            Sur internet et ailleurs, on trouve des affirmations où l’à-peu-près s’associe à l’inculture. Prenant ces pseudo-informations pour argent comptant,  des personnes naïves répètent alors ces approximations sans se donner la peine de les vérifier…

     Gérard Chevalier, qui, comme bien des correcteurs professionnels (il appartint, notamment, au « cassetin » du journal le Monde), est un puits de culture ne manquant pas d’humour, nous signale avoir vu dans des textes que, selon d’aucuns, squelette serait « le seul mot en -ette de genre masculin ». Que nenni, bien sûr ! C’est oublier, excusez du peu :

lette : langue parlée en Lettonie

transpalette (on dit aussi : un tire-palette) : petit chariot de manutention

magnétocassette : magnétophone à cassettes

exosquelette : formation squelettique externe

Encore : porte-serviette, chauffe-assiette, fume-cigarette, bébé-éprouvette…

Le mot du 30 janvier 2015

cap

     Les dirigeants politiques, les gouvernants ont sans cesse recours à un vocabulaire martial, viril,  à savoir celui de la marine, et martèlent leur volonté de  « tenir ferme la barre » ou « le gouvernail » « contre vents et marées » (ou   « vents et marée », ou « vent et marée »* : j’ai assisté à de très pointues discussions entre marins aguerris et correcteurs-réviseurs fort savants, voire entre correcteurs pratiquant la navigation en mer, à propos de l’orthographe de cette expression !)…

        Pour faire oublier une indécision chronique, des atermoiements à répétition, des tergiversations infinies, des ajournements sempiternels, une irrésolution quasi pathologique, ces politiciens répètent comme un leitmotiv qu’ils « tiennent le cap », le seul bon cap, l’unique direction, le bon chemin qui mène vers la disparition des soucis, des problèmes socio-économiques, etc.   !  Aux citoyens de se convaincre que ce cap est celui de la « bonne espérance » !

            Ce cap, littéralement, est de la famille de caput, « tête », « extrémité », au sens de « tête d’un navire », « avant d’un bateau », d’où « direction suivie par l’avant du navire,  donc par le navire lui-même ». Et c’est aussi au langage des marins, et des géographes, qu’appartient l’autre cap, la pointe de terre qui s’avance dans la mer : passer le cap Horn, doubler le cap de Bonne-Espérance…

        Attention aux erreurs entraînées par l’homonymie : la chanteuse Cesaria Evora n’était pas native du cap Vert, mais du Cap-Vert : elle n’était pas sénégalaise, mais cap-verdienne ! Le cap Vert est une presqu’île du Sénégal (qu’il vaut donc mieux ne pas appeler « presqu’île du Cap-Vert », pour éviter de fâcheuses confusions), tandis que l’archipel-État du Cap-Vert est un pays insulaire situé au large des côtes de la Gambie, de la Mauritanie et du Sénégal.

*La vieille expression avoir vent et marée –  « avoir toutes choses favorables pour réussir ses desseins » était figée au singulier…

Le mot du 28 janvier 2015

caracoler

            Le succès de certains mots et expressions ne se dément pas au fil des lustres (= périodes de cinq ans) ou des décennies (= périodes de dix ans)  – que l’on ne doit pas confondre avec les décades, périodes de dix jours.

            Les médias usent ainsi constamment de « caracoler en tête des sondages » au sujet d’un parti politique ou d’un homme ou d’une femme politique.  Étant donné le désamour dont pâtissent – et non « jouissent » : attention aux mauvais emplois des termes ! – les politiciens et politiciennes de tous bords (ou : tout bord), le recours à cette expression devient quasiment une impropriété. Caracole-t-on vraiment, avec seulement 30 ou 35 % des voix, quel que soit le parti politique, si en vérité ce sont les abstentionnistes qui l’emportent nettement, avec 40 ou 50 % des inscrits ?… Oui, sans doute, si tous les mouvements concurrents arrivent péniblement aux alentours de 10 %.  Mais c’est un abus de langage, une impropriété, si les principaux adversaires ne sont qu’à 3 ou 4 % derrière… et si le second tour verra, selon toutes probabilités, la défaite du prétendu « caracoleur » !  Les guillemets sont volontaires, car je pratique moi-même ici  l’abus de langage – calembour : selon le Trésor de la langue française, le caracoleur est « une personne un peu bohème, un peu débauchée », du type « noceur, viveur ».

            En fait, cet abus de langage est dans bien des cas… volontaire : pour faire le « buzz », pour attirer le lecteur, l’auditeur, le téléspectateur, pour transformer en événement censé être extraordinaire un résultat prévisible (pas besoin d’être de soi-disant politologues, il suffit d’être dans la « vraie vie »). Peut-être, chez certains, y a-t-il la volonté d’effrayer les électeurs, en laissant entendre que l’élection est jouée et que le second tour confirmera les résultats du premier s’il n’y a pas rassemblement des adversaires. À l’inverse, certains en rajouteront, par l’emploi de caracoler, pour inciter les abstentionnistes à voler au secours de la victoire, en rejoignant ceux qui dès le premier tour ont fait le « bon choix »…

            Alain Rey (que je remercie encore d’avoir été mon parrain d’intronisation au sein de l’académie Alphonse Allais, il y a huit jours), ainsi, avait retenu caracoler comme thème d’une de ses chroniques diffusées sur France Inter dans les années 1995. Un verbe qui « manifeste une belle vitalité expressive ». Et le linguiste poursuivait : « Caracoler évoque pour nous un cavalier qui fait piaffer sa monture ; un inconscient mélange avec cavalcade, cabrioler et galoper donne au verbe un dynamisme ostentatoire ».

            Caracoler  est  un  terme du domaine de l’équitation, dont l’acception est : « exécuter une succession de voltes et de demi-voltes à droite et à gauche, de courbes  et  de  contre-courbes ».  Alain Rey  estime  que  le  latin    conchylium, « coquille », est peut-être à l’origine du mot, et rattache caracoler à l’espagnol caracol, qui, « probablement par altération de mots occitans, cagarol et autres variantes, telle la cagouille poitevine », désigne l’escargot, le colimaçon… et sa coquille à spirales. Alain Rey ajoute que l’on a dit d’un escalier en colimaçon qu’il « caracolait » !

            Dans son journal, Stendhal écrit : « Le prince de la Paix [il s’agit de Manuel Godoy, 1768-1851], qui a été simple garde du corps,  plus puissant que le roi  en Espagne parce qu’il caracole la reine ». Chacun aura compris la signification…

 

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Ajout à un précédent « Mot du jour ». –  J’aurais dû mentionner dans confetti la définition qu’en donne, dans le désopilant Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 heures (Le Cherche-Midi édit.), l’un des auteurs de l’Académie Alphonse Allais, Jean-Pierre Delaune : « Petit cercle de papier coloré que l’on jette par poignées en période de fête ou de réveillon. À l’imitation d’Alphonse Allais, qui imagina les confettis noirs pour personnes en deuil, les membres de l’Académie Alphonse Allais préconisent les confettis en fonte pour les carnavals sado-masochistes ».

 

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Dictées et autres événements prochains :

 

Mercredi 11 février,  à 14 heures, à la Mairie du 7e arrondissement, 116, rue de Grenelle, premier « Salon de la langue française du 7e arrondissement ». Ce Salon, que la Mairie du 7e m’a demandé de concocter avec ses services culturels, se composera des animations suivantes :

Une dictée, à 14 heures. S’inscrire auprès de moi : jp.colignon@orange.fr ou au 06 07 59 17 08. Dans la limite des places disponibles, les personnes non inscrites pourront le faire le jour même, à la mairie.

A la même heure, dans une autre salle, l’ami Claude Turier, dessinateur caricaturiste, qui fut pendant plusieurs années le rédacteur en chef de l’almanach Vermot, membre de l’Académie Alphonse Allais, animera un jeu particulièrement destiné aux juniors, autour  des expressions de la langue française.

Pendant la correction de la dictée, séance drolatique,  et interactive avec le public, de dictionnaire, menée par plusieurs membres de l’Académie Alphonse Allais et dirigée par Xavier Jaillard, rédacteur en chef du dictionnaire mentionné plus haut.

Notamment en direction des plus jeunes, mais pas seulement, dans une autre salle : spectacle par une conteuse.

Jeu-concours autour de la littérature française (rédigé et animé par J.-P. Colignon).

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Samedi 7 mars, à 14 heures : dictée de Sèvres (92), au Centre international d’études pédagogiques. Inscriptions et renseignements : jp.colignon@orange.fr ou au 06 07 59 17 08.