Le mot du 20 avril 2015

avunculaire

     Si je me refuse, dans les dictées que je rédige, à accumuler des mots compliqués et –  ou –  rares, ce qui serait une manière bien facile de « pondre » des textes mettant en difficulté la plupart des concurrents, je tiens, en revanche, à y glisser deux ou trois mots peu usités… Cela fait partie des procédés mettant un peu plus de sel, ou de piment, de saveur donc, à la petite histoire dictée. Et mes confrères journalistes peuvent en tirer, dans leurs comptes-rendus, quelques lignes instructives et plaisantes…

            Ma 11e dictée de Tours, samedi 18 avril, comportait donc l’adjectif épicène (= des deux genres) avunculaire, que l’on doit prononcer : « avonculaire ». Apparu vers la fin du XVIIIe siècle, selon le Robert et le Trésor de la langue française, ce terme peu usuel vient du latin avunculus, « oncle » (plus précisément, à l’origine, en latin classique ou tardif, « oncle maternel » seulement, puisque patruus désignait un « oncle paternel »), et a pour acception « qui a rapport à un oncle ou à une tante ».

            Un héritage avunculaire est par conséquent un héritage reçu d’un oncle ou d’une tante. Des privilèges avunculaires, dans une ethnie, une tribu, un peuple, sont des avantages particuliers propres à des oncles et –  ou  –  à des tantes.

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Citation du jour :

            « L’âge d’or était l’âge où l’or ne régnait pas » (Claude-François de Lezay-Marnézia [1735-1800], Épître à mon curé.

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