Le mot du 11 juillet 2015

barbelé

            Un important vol de détonateurs, de grenades et de pains de plastic (la Grande Muette a-t-elle donné les vrais chiffres et le détail exact des matériels dérobés ?…) a été commis dans un dépôt de munitions de l’armée de terre, à Miramas (Bouches-du-Rhône)… Lorsque l’on regarde les reportages diffusés sur la configuration de ce camp, on ne peut que constater la protection dérisoire assurée (sic) par un simple grillage, du type de ceux qu’on utilise pour séparer le potager du verger…

            Cette absence d’enceinte sérieuse, de haute clôture doublée, renforcée de ronces métalliques, de barbelé, ce manque de mur épais et élevé,  auraient dû être compensés par une surveillance vidéo générale, par la présence continue de sentinelles et le passage de patrouilles jour et nuit à des heures variées. Y compris dans les nuits du samedi au dimanche et du dimanche au lundi : aucun relâchement n’est admissible sur des sites à risques. Naturellement, la sécurité ne peut être garantie qu’en y mettant les moyens, en hommes et en matériels.

            De hauts grillages doubles en vrai fil de fer barbelé auraient donné, déjà, un peu plus de… fil à retordre aux auteurs du vol. « Pour empêcher ou pour, tout au moins, ralentir l’avancée de troupes ennemies, on a décidé – notamment en 1914-1918 – d’installer devant les tranchées des lignes de fil de fer garni de pointes, appelé, pour cette raison, « fil de fer barbelé ». En abrégé : du barbelé. L’ensemble des lignes parallèles de fil barbelé fixé sur des montants de bois est dénommé « réseau ». Au sens absolu, sans complément de nom, réseau fut couramment utilisé pour « réseau de fil de fer barbelé », à partir de 1915. » (Jean-Pierre Colignon, Petit abécédaire de la Grande Guerre, Le Courrier du livre, 2014.)

            « Toujours en 1914-1918, on a appelé « réseau Brun » un rouleau de fil de fer LISSE prêt à l’emploi, qui avait donc l’avantage de pouvoir être employé et installé rapidement. Ce réseau présentait un enchevêtrement de fil de fer tel que, paraît-il, on s’y prenait comme un lapin au collet. » (Idem.)

 

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La question du jour :

« Faut-il écrire : l’armoire au fourbi ou l’armoire aux fourbis, l’armoire à fourbi ou l’armoire à fourbis ? »

 

            Les linguistes, les grammairiens, les lexicologues, les lexicographes figent fourbi en tant que « collectif singulier ».  « C’est tout un fourbi ! », cf. tout un bazar, tout le saint-frusquin…  Il n’est donc pas permis d’employer le pluriel, en faisant de « fourbis » un équivalent de « petits riens », « petites cochonneries », babioles », « bricoles »

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La citation du jour :

            « L’homme n’a pas d’amis. C’est son bonheur qui en a. » (Napoléon Bonaparte.)

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