Le mot du 21 juillet 2015

chroniques du 21 juillet 2015

La question du jour :

            « Faut-il mettre une majuscule à hémicycle quand on fait allusion à l’Assemblée nationale ?… »

 

            Oui, car le mot est alors un surnom, donc un nom propre. Cas comparables : «  Botte » pour l’Italie,  « Hexagone » pour la France…  Dans l’Hémicycle,  jeudi, les députés ont échangé des noms d’oiseaux.

 

*****

 

La bourde du jour :

            Certain(e)s journalistes jettent, hélas, le discrédit sur la profession, qui devrait être un des plus beaux métiers du monde, consistant à dire avec courage et honnêteté ce qui est, à informer avec rigueur et équité, à expliquer et instruire, et aussi à distraire intelligemment.

            Les lacunes de vocabulaire et de culture, l’absence de vérifications, conduisent quelques-un(e)s à des approximations, à des à-peu-près qui désinforment les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs…

            Pour une journaliste d’une chaîne nationale dédiée aux régions, un sémaphore serait un… « camp militaire » !  Avec combien de régiments, de bataillons installés dans des baraquements ou des tentes, de champs de manœuvre… ?  Non, un sémaphore est, dans le contexte en question, un poste de signalisation et de surveillance de faible superficie installé sur la côte, et tenu par quelques hommes. Leur rôle est de signaler la présence dans cette zone de bateaux ou individus suspects, de veiller à la régulation du trafic maritime et de la pêche, et aussi d’alerter les secours quand ils aperçoivent en mer des bateaux et des personnes en danger. Il est alors en principe plus facile pour des terroristes de s’attaquer à de tels petits détachements plutôt qu’à un camp. D’où l’obligation de renforcer particulièrement la sécurité des guetteurs sémaphoriques de la marine nationale.

Publicités

Les commentaires sont fermés.