Le mot du 25 juillet 2015

festival

 

               L’été est la saison des festivals… Cela est bien normal, puisqu’un bon nombre de ces festivités se déroulent en plein air, et puisque les organisateurs comptent alors sur un temps sans nuages, sans vent, sans averses…

            Ce choix des dates découle aussi, bien évidemment, du fait que des millions de personnes sont en vacances entre la fin de juin et le début de septembre, et donc disponibles pour assister à un festival de musique baroque, à un festival de la peinture cubiste ou, encore, à un festival de la caricature de presse…

            Le mot, à l’origine, s’appliquait exclusivement à une grande manifestation musicale (à Salzbourg, à Édimbourg, à Bayreuth, à Aix-en-Provence…), puis il s’est étendu progressivement à d’autres arts (Festival du film d’Avignon), à des pays ou à des régions (Festival interceltique), à des personnalités (Festival Jacques Tati…). La médiatisation à outrance, mais compréhensible, de ces manifestations culturelles, folkloriques, socio-économiques, leurs enjeux financiers et politiques, ont peu à peu largement imposé la majuscule initiale à ce terme générique, surtout quand l’intitulé est complet.

            Dans le langage familier, on désigne ainsi quelque chose de « remarquable » (en bien ou en mal) : « un festival de mots d’esprit », « un festival de bêtises ».

            On se gardera : 1° d’employer la formule « Festival estival d’été de… », car « festival estival » constitue un pléonasme ; 2° de faire grise mine à festival au prétexte que ce serait un anglicisme  –  en réalité, avant d’être, en anglais, un terme signifiant « fête [musicale] », festival était bel et bien un mot de l’ancien français ayant le sens de « fête ».

            … Chacun aura pu constater, à la lecture de cette chronique, que le pluriel n’est pas « festivaux », mais festivals.

 

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