Le mot du 6 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour

dimanche 6 septembre 2015

 

La question du jour

            « On m’a dit que « orthographe correcte » était une expression fautive… Est-ce vrai ?… »

            Si l’on décompose le mot orthographe, on voit qu’il est formé à partir de deux éléments d’origine grecque : orthos, qui signifie « correct », et graphein, qui veut dire « écrire ». En conséquence, l’orthographe (d’ailleurs, ce devrait être « orthographie ») est l’art d’… écrire correctement. Il y a donc pléonasme à dire « une orthographe correcte », et contradiction à dire « une orthographe incorrecte ».

            Toutefois, l’expression « une orthographe correcte » est tellement passée dans le langage courant qu’il est devenu difficile de la critiquer… On peut donc la considérer avec indulgence, car il paraît dorénavant pédant de la proscrire. Mais, si l’on tient à respecter l’étymologie, on dira et l’on écrira : une graphie correcte ou une graphie incorrecte.

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L’articulet « dico » du jour

 

remords  n. m. inv.

            Prenant un s final même au singulier, remords est par conséquent un mot invariable. Toutefois, en poésie classico-romantique, une licence littéraire autorise à supprimer le s –  au singulier seulement   –   pour obtenir la rime visuelle avec, par exemple : « il mord ».

 

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La citation du jour

« Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde, c’est peut-être un tableau de musée. » (Edmond et Jules de Goncourt.)

 

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Le proverbe du jour

            « Le plus riche est celui qui désire le moins. » 

 

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Bonne et longue retraite à Patrick Grivaz !

 

            Pourquoi consacrer un texte au départ à la retraite d’un journaliste sportif ?… Tout simplement parce que Patrick Grivaz, qui a commenté avec passion, et avec un débit reconnaissable entre tous, le rugby et la formule 1, notamment, respectait la langue française. Mettant un point d’honneur à utiliser un vocabulaire dense et varié pour composer ses chroniques et reportages, très denses également, ce journaliste de Radio France plein de verve mais toujours rigoureux avait le souci de ne point commettre de faute de français.

            Ne « fabouillant » jamais, quoique mettant toujours – peut-être un peu trop, diront certains – le turbo, la surmultipliée, Patrick Grivaz a bien servi la radio, le sport, ses auditeurs, et la langue française.

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