Archives mensuelles : septembre 2015

Le mot du 13 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour

dimanche 13 septembre 2015

 

La question du jour

            « Quel est l’emploi correct de l’adjectif  éponyme ? »

            L’UNIQUE acception correcte d’éponyme est : « qui donne, qui a donné, son nom à quelqu’un ou à quelque chose ». Exemples : « Le film la P… respectueuse  a été tiré de l’œuvre éponyme de J.-P. Sartre » ;  « Romain Kalbris est le jeune héros éponyme du roman d’Hector Malot » ; « Athéna est la déesse éponyme d’Athènes ».

 

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L’articulet « dico » du jour

léthargie n. f.

            Sommeil profond et anormal,  voire état de mort apparente (du grec léthê, « oubli », et argia, « paresse »). En dehors de cette signification, l’acception la plus fréquente aujourd’hui est : « atonie, inactivité, apathie, torpeur… » = Le chef de l’État est sorti de sa léthargie.

       L’étymologie explique la présence du h, qui est souvent oublié, probablement à cause de la paronymie avec liturgie.

            Dans la mythologie grecque, Léthê, fille d’Éris (la Discorde), personnifie l’Oubli. Ce nom propre est plus connu pour désigner le Léthê, un des cinq fleuves des Enfers, surnommé « le fleuve de l’Oubli ». Les âmes des justes et celles des méchants qui, ayant expié leurs fautes, aspiraient à re-vivre (à connaître une nouvelle vie dans un nouveau corps) devaient, auparavant, boire les eaux du Léthê, ce qui entraînait l’amnésie…

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La citation du jour

            « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » (Guillaume Ier d’Orange-Nassau.)

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Le mot du 12 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour + info

samedi 12 septembre 2015

 

La question du jour

            « Dans un avis du « Carnet » du Monde, j’ai vu qu’une personne était qualifiée de « brution ». Je ne trouve pas ce mot dans les dictionnaires… Pouvez-vous me dire ce qu’il signifie ? »

            Brution  appartient au jargon militaire…  Ce mot désigne un élève ou un ancien élève du prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe.  Cet établissement d’éducation gratuite « pour les fils* de ceux qui avaient rendu des services à l’État, surtout des militaires » (Littré) fut installé en 1808 dans l’ancien collège des jésuites fondé par Henri IV en 1607. Aujourd’hui, le prytanée, qui est un des six « lycées de la défense », est un établissement d’enseignement secondaire et comporte des classes préparatoires aux grandes écoles, particulièrement militaires.

            On avance que brution a été forgé non pas sur le nom de Brutus, mais, par référence historique, aux soldats romains originaires du Brutium (ou Bruttium), donc de la Calabre : des légionnaires farouches, sauvages, fiers…  Il s’agirait donc d’un surnom valorisant, né d’une anecdote : une bagarre ayant mis aux prises des « fléchois » et des saint-cyriens, plus « policés »…  Il semble toutefois, si l’on en croit certains auteurs,  que les Romains aient porté sur les habitants du Brut(t)ium des sentiments plus réservés, leur reprochant de n’avoir pas combattu avec une grande vigueur (litote !) Hannibal et ses troupes. Mais, selon les époques, les jugements peuvent changer !…

 

*Aujourd’hui, des filles sont admises.

 

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L’articulet « dico » du jour

chartreuse  n. f.

            Couvent de chartreux ou de chartreuses (religieux de l’ordre de saint Bruno) : du nom de la Grande-Chartreuse,  massif alpin où se trouve la maison mère de l’ordre, le monastère de la Grande-Chartreuse. C’est aussi le nom donné à la liqueur fabriquée par ces religieux : boire une chartreuse jaune.

            Le  chat chartreux doit son nom au fait que son poil gris cendré rappelle la couleur de la robe des moines : des chartreux paisibles étalés sur le canapé.

            Ce qui suit n’étant évidemment pas de la publi-information, mais de l’information tout court : on distingue la chartreuse verte, surnommée « liqueur de santé », qui titre 55°, de la jaune, dite « reine des liqueurs », qui titre 43°. La combinaison de la jaune et de la verte  selon divers dosages a donné naissance, pour les gourmets,  à une terminologie subtile : toute verte, c’est la « papale » ; deux tiers de verte, un tiers de jaune, c’est la « cardinale » ; moitié verte, moitié jaune, l’ « épiscopale » ; deux tiers de jaune, un tiers de verte, la « canoniale » ; toute jaune, la « moniale ».

 

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La citation du jour

            « Il ne sert à rien de dire : « Nous avons fait de notre mieux… « . Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire. » (Winston Churchill.)

 

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Le proverbe du jour

            « Pour bâtir haut, il faut creuser profond. »

 

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« Plumes d’équinoxe » = le Salon du livre du Croisic (Loire-Atlantique), 19 et 20 septembre 2015.

Dictée : le samedi 19, à 10 h 30, au foyer Emile-Thibault, rue de la Duchesse-Anne. Renseignements et inscriptions : mairie du Croisic,  ou lbrechet@lecroisic.fr (inscriptions préalables souhaitées, mais acceptées sur place jusqu’au dernier moment).

À partir de lundi 14, Presse-Océan (édition presqu’île guérandaise ») passera chaque jour, pendant toute la semaine, mes questions-jeux de langue française…

Le mot du 9 septembre 2015

RECTIFICATIF URGENT

Les espaces, hélas forcément très réduits, alloués aux  nombreuses associations ayant décidé de participer au Forum des associations du jeudi 10 septembre en la mairie du 16e arrondissement ne me permettent pas d’organiser sur le « stand » de Défense de la langue française une animation conviviale autour de tests et de jeux de langue française. J’en suis désolé,  et j’espère que cela sera en revanche possible dès qu’une autre occasion se présentera. 

Le mot du 9 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + bévue du jour + citation du jour + infos

mercredi 9 septembre 2015

 

La question du jour

            « J’aimerais savoir la meilleure façon d’écrire une phrase de salutation… Qu’est-ce qui est mieux : « Nous croyons le tout conforme, mais nous vous prions de nous contacter si quelques questions demeuraient sans réponse » ou bien : « … si quelque question demeurait sans réponse » ? »

            Les deux versions sont possibles, sont licites… Tout dépend de ce que vous voulez exactement dire.

               En optant pour le pluriel, vous direz : « … si certains points demeuraient obscurs, si certaines interrogations subsistaient ». Le singulier, couramment usité,  sans doute plus employé dans ce type de fin de correspondance, signifie : « … si la moindre interrogation, si le moindre doute, subsistait ».

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L’articulet « dico » du jour

 

paru  p. p.

            Paraître se conjugue avec l’auxiliaire avoir, et les puristes ont longtemps proscrit totalement l’emploi du participe passé avec l’auxiliaire être. Toutefois, au sens de « être publié », les deux constructions sont admises, avec une double nuance : l’usage distingue a paru (= naguère, voire autrefois), qui insiste sur l’action  :  Ce  roman  a  paru tout d’abord dans un journal féminin,  et est paru (= vient de paraître), qui constate le résultat de la parution : Le dernier volume du Dictionnaire de l’Académie est paru.

 

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La bévue du jour

            Il faut rappeler à un journaliste de France 3 que « Val de Loir(e ?) » n’est pas… un « département », contrairement à ce qu’il a dit. Ou, alors, il dispose d’informations particulières sur une refonte des découpages administratifs. !

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La citation du jour

           

            « Je veux de l’érudition, mais une érudition maîtrisée par le jugement et organisée par le goût. » (Sainte-Beuve.)

 

 

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Défense de la langue française aura un stand, jeudi 10 septembre, à la mairie du 16e arrondissement, au sein du Forum des associations et du bénévolat, après avoir été présente, avec un grand succès, au Forum associatif de Versailles, samedi dernier.

Tests ludiques autour de la langue française à partir de 15 heures.

 

« 16e Solidaire », Mairie du 16e, 71, avenue Henri-Martin, de 10 h à 19 h.

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Prochaines dictées :

Les prochaines dictées ludiques seront :

  • la dictée du Croisic (Loire-Atlantique), dans le cadre du Salon du livre « Plumes d’équinoxe » (président d’honneur : Didier Decoin), le samedi 19 septembre, à 10 h 30,  au foyer Émile-Thibault. Inscriptions, renseignements : mairie du Croisic, 02 28 56 78 50.
  • la « Grande Dictée » de Bonsecours (Seine-Maritime), le samedi 26 septembre, à 14 heures, au casino de Bonsecours. Inscriptions, renseignements : en mairie de Bonsecours, bonsecours.fr, ou par le 02 32 86 52 00.

Le mot du mardi 8 septembre 2015

carotte

 

        Les buralistes français « fument », c’est-à-dire qu’ils sont « fumasses » contre le gouvernement, et notamment contre Mme Marisol Touraine, qui veut leur imposer des paquets de cigarettes « neutres », ayant tous la même présentation, avec un emballage reproduisant des photos peu ragoûtantes censées décourager les acheteurs. Ces photos-chocs, elles, ne sont pas du tout neutres, puisqu’elles représentent des tumeurs, des cancers, des dents cariées, et autres joyeusetés attribuées au tabac…

            Ces images qui donnent la nausée font-elles fuir  les divers clients du tabac du coin : simples acheteurs de timbres-poste,  joueurs du Loto national  et familiers des jeux de grattage ?… Les commerçants le soutiennent, de même qu’ils disent craindre une nouvelle et importante hausse du prix des paquets de cigarettes, une hausse qui rebuterait les acheteurs encore plus que ne le feraient les photos susmentionnées. Les pétuneurs des régions frontalières seraient évidemment tentés d’aller s’approvisionner qui en Andorre, qui en Belgique, qui en Allemagne…

        Convaincus d’être carottés  –   floués, escroqués, dupés  – par le gouvernement, les buralistes commencent à manifester leur colère en déversant des tonnes de carottes devant divers lieux. Cela, par référence à la « carotte » qui, depuis 1906, est l’emblème officiel et obligatoire des bureaux de tabac. Un symbole censé représenter le tabac à mâcher qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, était vendu sous la forme d’une botte de brins compressés et liés qu’on appelait, sans doute par une vague comparaison de forme,  une « carotte ». Il fallait soi-même couper en morceaux et râper cette dernière pour pouvoir mâcher le tabac.

            Ces jours-ci, les commerçants « à la carotte » voient… rouge !

 

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La question du jour

            « Peut-on  écrire  « l’an  deux mil », ou la forme « l’an deux mille » s’impose-t-elle d’office ? »

            La règle traditionnelle est la suivante : mille ne s’écrit mil que dans une date, et à condition d’être suivi d’un autre adjectif numéral : Fait à Paris, en l’an de grâce mil huit cent quatre-vingt-quinze. On peut considérer que c’est un archaïsme et/ou une préciosité qui ne figure, par exemple, que dans des actes notariés… Donc une exception inutile qui complique l’enseignement comme l’acquisition du français.

            Certains acceptent l’an mil, mais la norme est : l’an mille, l’an deux mille.

 

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La bourde du jour

            France 3 consacrait, ce mardi 8 septembre, un court reportage à l’illettrisme (N. B. : deux l et deux t !). Très bien ! Mais, ce qui était nettement moins bien, c’était de faire précéder ce sujet par une… grosse faute d’orthographe dans le grand titre du sujet précédent, qui portait sur la mort horrible d’un gamin tué par son père : « Le martyr du petit Bastien ». Si ce malheureux gosse a été un enfant martyr, c’est parce qu’il a subi un MARTYRE.

               Martyr désigne la personne martyrisée, et on ne met un e que si elle est du sexe féminin : Saint Pothin mourut en martyr en 177, et sainte Blandine fut martyre en même temps que lui… Le mot s’écrit toujours avec un e final quand il s’agit du supplice : Henri Béraud reçut le prix Goncourt 1922 pour le Martyre de l’obèse.

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L’articulet « dico » du jour

îlien(ne) n. et adj.

            Ce synonyme d’insulaire – mais avec des emplois plus circonscrits – s’écrit sans majuscule quand il est nom commun ou adjectif. On l’utilise surtout au sujet des natifs et/ou habitants des îles françaises proches du littoral atlantique. Il fait office de gentilé (ou de second ethnonyme) pour l’île aux Moines, dans le golfe du Morbihan, et pour les îles de Sein (Sénans), d’Ouessant (Ouessantins), d’Yeu (Ogiens), de Molène (Molénais), etc.

            Employé en tant que nom propre pour désigner les Sénans, les Groisillons, les  Ogiens ou les Molénais…, le terme prend alors obligatoirement une majuscule : Mon respect pour ces Îliens est immense !

 

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La citation du jour

            « Pour digérer le savoir, il faut l’avoir avalé avec appétit. » (Anatole France.)

Le mot du 7 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour

 

La question du jour

            « Dans un faire-part, je relève l’emploi du verbe crématiser… Mais je ne le trouve pas dans les dictionnaires.  Est-ce un barbarisme ?… »

        Effectivement, ce verbe n’apparaît pas… ou pas encore dans les dictionnaires usuels faisant référence. En revanche, il est retenu par des dictionnaires que l’on trouve sur internet. On peut se dire, sans doute à raison, que ces derniers ont probablement tendance à reprendre tous les néologismes plus ou moins utilisés aujourd’hui, mais on constate que crématiser est bien quelque peu entré dans le jargon des professionnels des pompes funèbres.  L’acception de ce dérivé de crémation est, bien évidemment, « incinérer un corps humain ».

            On ne voit pas quelle serait la nécessité d’employer ce nouveau verbe alors qu’incinérer convient.

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L’articulet « dico » du jour

 

extravagant  adj.

            Cet adjectif (féminin : extravagante) se distingue du participe présent du verbe extravaguer par l’absence de : « Il discourait en extravaguant, ce qui faisait naturellement de lui un personnage extravagant ! ». Sans u également, dans la même famille : le substantif féminin extravagance.

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La citation du jour

            « La résignation est un suicide quotidien. »  (Honoré de Balzac.)

Le mot du 6 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour

dimanche 6 septembre 2015

 

La question du jour

            « On m’a dit que « orthographe correcte » était une expression fautive… Est-ce vrai ?… »

            Si l’on décompose le mot orthographe, on voit qu’il est formé à partir de deux éléments d’origine grecque : orthos, qui signifie « correct », et graphein, qui veut dire « écrire ». En conséquence, l’orthographe (d’ailleurs, ce devrait être « orthographie ») est l’art d’… écrire correctement. Il y a donc pléonasme à dire « une orthographe correcte », et contradiction à dire « une orthographe incorrecte ».

            Toutefois, l’expression « une orthographe correcte » est tellement passée dans le langage courant qu’il est devenu difficile de la critiquer… On peut donc la considérer avec indulgence, car il paraît dorénavant pédant de la proscrire. Mais, si l’on tient à respecter l’étymologie, on dira et l’on écrira : une graphie correcte ou une graphie incorrecte.

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L’articulet « dico » du jour

 

remords  n. m. inv.

            Prenant un s final même au singulier, remords est par conséquent un mot invariable. Toutefois, en poésie classico-romantique, une licence littéraire autorise à supprimer le s –  au singulier seulement   –   pour obtenir la rime visuelle avec, par exemple : « il mord ».

 

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La citation du jour

« Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde, c’est peut-être un tableau de musée. » (Edmond et Jules de Goncourt.)

 

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Le proverbe du jour

            « Le plus riche est celui qui désire le moins. » 

 

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Bonne et longue retraite à Patrick Grivaz !

 

            Pourquoi consacrer un texte au départ à la retraite d’un journaliste sportif ?… Tout simplement parce que Patrick Grivaz, qui a commenté avec passion, et avec un débit reconnaissable entre tous, le rugby et la formule 1, notamment, respectait la langue française. Mettant un point d’honneur à utiliser un vocabulaire dense et varié pour composer ses chroniques et reportages, très denses également, ce journaliste de Radio France plein de verve mais toujours rigoureux avait le souci de ne point commettre de faute de français.

            Ne « fabouillant » jamais, quoique mettant toujours – peut-être un peu trop, diront certains – le turbo, la surmultipliée, Patrick Grivaz a bien servi la radio, le sport, ses auditeurs, et la langue française.

Le mot du 5 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + citation du jour + proverbe du jour

samedi 5 septembre 201

 

La question du jour

            « Tous les accords suivants de participes sont-ils corrects ? : « Nous nous sommes demandés si nous n’avions pas été  trop rapidement séduits par cette vision. Cette interrogation suppose par elle-même que nous en sommes toujours influencés. »  »

            Une seule faute : il ne faut pas de s à demandés. Le sens est : nous avons demandé « à nous », de sorte que nous  est un complément INDIRECT. Or c’est avec un complément d’objet direct (C.O.D.) seul que peut se faire un accord : Les livres que nous avons demandés sont arrivés ».

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L’articulet « dico » du jour

 

pyramidion  n. m.

Ce nom commun désigne une petite pyramide couronnant UN obélisque, ou le sommet d’une pyramide, souvent construits en un matériau plus dur pour résister à l’érosion.

Attention à ne pas confondre avec le paronyme pyramidon, nom commun (sans majuscule) d’un dérivé de l’antipyrine.

 

 

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La citation du jour

            « La liberté est une plante qui croît vite, sitôt qu’elle a pris racine. » (George Washington.)

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Le proverbe du jour

            « Connaître autrui n’est que science ; se connaître soi-même est intelligence. »

Le mot du 3 septembre 2015

question du jour + articulet « dico » du jour + bourde du jour + citation du jour

jeudi 3 septembre 2015

 

La question du jour

            Faut-il écrire, à propos de la Corse, « l’Île de Beauté », « l’île de Beauté » ou « l’Île de beauté » ?

            Ce surnom très mérité par lequel on désigne couramment la Corse est constitué d’un terme générique, donc d’un nom commun banal : île, et du nom commun devenu terme spécifique, donc nom propre : Beauté.  La graphie correcte et obligatoire est donc : l’île de Beauté.

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L’articulet « dico » du jour

idoine  adj.

            Cet adjectif peut s’appliquer indifféremment aux personnes et aux choses (l’homme idoine, les fournitures idoines), tandis qu’adéquat ne s’applique qu’aux choses et aux notions abstraites (un traitement adéquat, des idées adéquates).

            Le prolifique romancier, dramaturge et journaliste pacifiste Georges de La Fouchardière (1874-1946), qui fut très réputé, dans les années 1910-1940, pour ses écrits humoristiques (notamment d’humour noir), satiriques, voire polémiques, répétait dans ses textes l’expression « apte et idoine », qu’il affectionnait.

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La bévue du jour

 

            « Avec la nomination de Myriam El Khomri au ministère du Travail, la parité est rompue au sein du gouvernement : il y a maintenant neuf femmes et huit hommes… », ce constat digne de Joseph Prudhomme d’Henry Monnier est dû à un journaliste de France Inter, jeudi matin 3 septembre.  Car, si l’on remplace Myriam El Khomri par le trop méconnu Hubert Hézina, la parité… est, ô surprise, également rompue, avec neuf hommes contre huit femmes, ce qui manifestement échappait  au confrère trop spontané…  D’ailleurs, en réfléchissant plus,  si le remplacement de François Rebsamen par Myriam El Khomri aboutit vraiment à un total de dix-sept ministres, c’est qu’alors il y avait déjà cette non-parité du temps de François Rebsamen !!  Bref, de toute façon il y a au moins un… impair dans le propos tenu !

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La citation du jour

            « Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige. » (Blaise Pascal.)

            Attention ! Pascal n’a pas écrit : « Peu de choses nous consolent, parce que peu de choses nous affligent » !!

 

Lauréats concours août 2015 – Prochaines dictées

Lauréats du concours d’août 2015 + dates des prochaines dictées

 

Résultats du concours d’août 2015 :

 

Comme pour le concours de juillet, les lauréats sont des familiers des dictées-concours !

Une seule personne a donné rigoureusement la réponse aux trois questions : c’est un Suisse, M. Daniel Fattore, qui recevra un prix en livres d’une valeur de 50 euros.

Mme Solange Pascarel, de Criquetot-sur-Longueville (Seine-Maritime), et M. Lionel Maurouard, de Bec-de-Mortagne (Seine-Maritime), qui ont « presque » répondu à la troisième question, complètent  le  podium  et  recevront  l’un  et  l’autre  un  prix  de  25 euros en livres. 

Aucune autre personne n’a donné plus de deux bonnes réponses.

 

Félicitations aux trois lauréats, et notamment à M. Fattore !

 

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Les questions du concours de septembre seront publiées le 15 septembre. Les réponses devront parvenir avant le 30 septembre à minuit.

 

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PROCHAINES DICTÉES :

Samedi 19 septembre, au Croisic (Loire-Atlantique), dans le cadre du Salon du livre.

Samedi 26 septembre, à Bonsecours (Seine-Maritime).

Mercredi 28 octobre, dictée Jules-Verne au conseil général (ou : départemental !) de Loire-Atlantique, à Nantes. Organisée avec le concours de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire.