Le mot du 14 décembre 2015

impéritie

 

            Issu du latin classique imperentia, le substantif impéritie a gardé les acceptions de son étymon : « ignorance, inexpérience, méconnaissance », auxquelles il faut ajouter, significations plus adaptées en maintes circonstances : « incapacité, manque de compétence », voire «  négligence, désinvolture »…

            Ce mot est inspiré par dame La Poste-et-sa-pompeuse-majuscule-à-La, à propos d’une lettre récemment retournée à l’expéditeur, 48 jours après avoir été postée. Cet expéditeur est le signataire de ces lignes, qui avait omis d’indiquer le code postal, alors que tout le reste (nom des destinataires, nom et numéro de la rue, nom de la commune) était complet et parfaitement orthographié. Il ne s’est donc pas trouvé, en 48 jours, au sein de cette entreprise qui fut autrefois un établissement au service de la population, et dont chacun n’avait qu’à se louer, une personne faisant l’effort de chercher le code postal afin de compléter la suscription et de rendre service aux usagers…  Bien entendu, la lettre retournée au bout d’un mois et demi a été revêtue de l’autocollant indiquant que « La Poste a tout mis en œuvre pour distribuer ce pli… ».

            Toujours à propos de La Poste, chacun s’est-il rendu compte que celle-ci considère  que la mention de « lettre », qui de tout temps fut compris au sens de « pli normal, distribué en principe à J + 1 », n’était plus pour elle que synonyme de « lettre verte », distribuée… plus lentement ?  Un certain nombre de citoyens doivent encore croire ingénument qu’en mettant « lettre » sur l’enveloppe de leurs envois ceux-ci seront acheminés très rapidement… En réalité, pour bénéficier (si l’on peut dire, étant donné les tarifs des affranchissements !) du service normal (J + 1, en principe) qu’assurait autrefois la Poste, il faut indiquer « lettre prioritaire »

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