Le mot du faux 18 janvier 2016

A la suite des perturbations entraînées par les modifications imposées par WordPress, il semble bien que les textes saisis le 16 ne vous soient pas parvenus… J’en renouvelle alors l’envoi, en espérant que, cette fois, ils parviendront bien aux abonnés du site !

 

La question du jour

            « Comment faut-il écrire : « Je veux le cent vingtième de la somme », ou bien : « Je veux le cent-vingtième de la somme » ? »

            On écrit : « Le cent vingtième coureur vient de franchir la ligne d’arrivée », de même que : « J’ai droit à la cent vingtième part du butin », parce que, dans ces deux exemples, cent vingtième est un adjectif.

Mais, si on le substantive, deux cas se présentent : 1° ou bien le mot composé garde sa fonction ordinale, et il continue à ne pas prendre de trait d’union : « C’est le cent vingtième à répéter la même phrase ! » ; 2° ou bien il exprime une fraction, et dans ce cas seulement il prend un trait d’union : « J’exige le cent-vingtième des fonds ! ».  C’est donc ce 2° qui fournit la réponse à votre question.

 

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La bourde du jour

            Dénoncée entre autres par le Canard enchaîné, il s’agit d’une bévue de ponctuation qui a fait beaucoup parler ces tout derniers jours, parce qu’elle touche un point sensible de l’actualité… Sur la plaque déposée en hommage aux victimes des attentats terroristes de Paris, Montrouge et Saint-Denis, le texte gravé en majuscules se termine par : « Ici même le peuple de France leur rend hommage ». Faute de ponctuation, ce texte est ambigu, car on peut comprendre : « Ici, même le peuple de France leur rend hommage » (avec une virgule derrière ici ) ! La signification serait alors : « C’est extraordinaire ! Non seulement les dirigeants, les hommes politiques, les élites rendent hommage aux malheureuses victimes, mais le bon peuple, la « France d’en bas » disait M. Raffarin, s’y joint aussi… »

Pour exprimer au mieux les sentiments de la nation, il aurait fallu tout simplement mettre une virgule après ici même : « Ici même, le peuple de France leur rend hommage »… Une fois de plus (après la faute d’orthographe sur le nom de Wolinski dans le texte d’une plaque officielle), je signale à toutes les « élites » chargées de la signalétique en tous ses états, de la réalisation d’affiches, de panneaux, de plaques, etc., qu’il existe de vrais professionnels aguerris à la relecture et à la révision de tous textes, sur tous supports, et qui s’appellent des correcteurs. Si, entre autres, l’Administration, des organismes officiels, ou non, sont en peine de trouver ces « chasseurs de perles et pêcheurs de coquilles », ils peuvent me contacter.

L’ami Gérard Chevalier, lui-même correcteur de grande culture, me signale une « hénaurmité » sortie par une personne à qui, justement, il expliquait en quoi consistait l’erreur de ponctuation ci-dessus évoquée : « Mais, monsieur, il n’y a pas de ponctuation dans les textes en majuscules ! ». Cette dame doit sans doute aussi être persuadée qu’il ne faut pas mettre d’accents sur les majuscules. Pour elle, peu importe qu’on écrive « PALAIS DES CONGRES » pour PALAIS DES CONGRÈS, « UN SOLDAT TUE » pour UN SOLDAT TUÉ, « ALAIN JUPPE » pour ALAIN JUPPÉ…

 

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La citation du jour

            « On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu’à vingt, mais on le sait, et on l’avoue. C’est ça, la jeunesse. » (Jules Renard.)

           

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Le proverbe du jour

            « Nous ne connaissons la valeur de l’eau que quand le puits est à sec. »

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