Le mot du 28 janvier 2016

La bourde du jour

Jeudi 28 janvier 2016

M. Nicolas Hulot parle avec aisance, voire avec volubilité… De tous ses propos, on peut extraire des observations de bon sens. Ainsi lorsqu’il invite à ne pas confondre, chez des personnes, « capital de sympathie » et « capital de compétence ».

En revanche, il devrait surveiller la qualité de son français. Dire, comme il l’a fait sur France Inter, jeudi 28 vers 8 h 30, à propos de M. Hollande : « […] je lui en suis excessivement gré » est une bourde au carré. On y relève, en premier, la déformation de l’expression savoir gré (je vous en sais gré) en « être gré ». Ensuite, une formulation désopilante qui revient à dire : « Je sais gré de façon excessive au chef de l’État », « Je remercie bien trop M. Hollande… ». M. Hulot, qui sera bientôt en vacances, n’est-ce pas Jacques Tati, de sa mission d’  « envoyé spécial pour la protection de la planète », affirme donc qu’il se montre trop redevable, trop reconnaissant, avec excès !

Pour manifester son immense gratitude, ses grands remerciements, l’écologiste aurait dû employer des termes comme extrêmement, très, profondément…ou, en exploitant une veine lexicale populaire : diablement, foutrement, bougrement… ! ☺

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