Archives mensuelles : janvier 2016

Publications 2016

NOUVELLES PUBLICATIONS

            Les éditions Ellipses viennent de faire paraître, à la fin de décembre, Français : premiers secours, un ouvrage que l’auteur (Jean-Pierre Colignon) a conçu comme devant être un mémento pratique destiné à aider chacun à acquérir ou à confirmer le savoir primordial nécessaire. Le lecteur y trouvera des informations de base, fondamentales, sur l’orthographe d’usage et d’accord, sur l’utilisation logique de la ponctuation, sur des bévues d’expression à éviter absolument et sur les règles essentielles de l’orthotypographie.

Des tests permettent de contrôler ses connaissances et ses acquis.

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http://Commander Français premiers secours

Vient de paraître. L’encyclopédie des petits trucs du professeur Colignon : orthographe, grammaire, conjugaison

Vous butez sur les mêmes difficultés d’orthographe, de grammaire et de conjugaison ? Vous commettez toujours les mêmes fautes ? Vous vous interrogez souvent sur les mêmes règles de grammaire, d’accord de participe passé ou de redoublement de consonne ? Jean-Pierre Colignon vous a préparé sa solution miracle et définitive pour venir à bout des fautes d’orthographe les plus rebelles ! Voici rassemblés les 500 trucs et astuces infaillibles. Ludique et pédagogique, cette compilation anti-fautes d’orthographe est d’une efficacité redoutable. Orthographe, grammaire, conjugaison, tout y passe ! En passionné érudit de la langue, Jean-Pierre Colignon nous transmet gaiement son savoir et nous dévoile ses trucs et ficelles mnémotechniques, indispensables pour viser le zéro faute et se réconcilier définitivement avec notre belle langue française. Bourrée d’astuces inédites, cette petite encyclopédie deviendra vite indispensable !

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Commander L’encyclopédie des petits trucs de Jean-Pierre Colignon

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Vient de paraître (spécial copinage)…

            L’ami Pierre Jullien, journaliste au Monde (depuis 1983), où il fait partie de l’équipe « Éco & entreprise », vient de publier chez Lemieux>éditeur Les mots font le job – Nouveau lexique du monde du travail (12 euros). Associant avec bonheur humour et érudition, l’auteur passe en revue le lexique du management, de la vie et des rites d’entreprise, des conditions du travail et du salariat.

http://Commander Les mots font le job

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Le mot du 19 janvier 2016

assouplissements

Après la modulation du temps de travail – un dispositif destiné à adapter le rythme de travail des salariés en fonction des pics d’activité de leur entreprise, et censé leur garantir une rémunération fixe et la sûreté de l’emploi en échange d’horaires éventuellement très irréguliers –, voici venu l’assouplissement, toujours au sujet du temps de travail. La révision du Code du travail envisagée par le gouvernement conférerait aux accords d’entreprise « la responsabilité de fixer les modalités d’organisation du temps de travail sans remettre en cause la durée légale des 35 heures ».

Ces accords apporteraient aux entreprises plusieurs assouplissements, par exemple au sujet des heures supplémentaires, dont le taux de rémunération pourrait être ramené, çà ou là, à moins de 10 %, laisse-t-on entendre. S’agit-il du bon vieux truc de la rumeur destinée à tester la réaction des syndicats et celle de la masse des salariés ?… Ou s’agit-il d’une ferme volonté d’inclure cette disposition dans le projet de loi peaufiné par le gouvernement ?

La modulation des horaires de travail, elle, pourrait s’étendre au-delà d’une année, sans doute pour arriver à la fameuse moyenne des 35 heures. Cela rappelle une des inventions littéraires de l’exceptionnel jongleur de mots que fut l’humoriste Alphonse Allais : les « poèmes en vers néo-alexandrins ». Ces poèmes doivent être formés de vers ayant en moyenne 12 pieds, car « il n’est pas nécessaire que chaque vers ait personnellement douze pieds ». Il composa donc un poème de 16 vers (alors que c’était peut-être un quatrain qui aurait pu être prévu !) allant de 6 à 20 pieds, pour un total de 192. Or 192 : 16 = 12 !   CQFD.

Manifestement, d’ores et déjà un certain nombre de salariés voient dans les nombreux assouplissements qui s’annoncent un… durcissement de leurs conditions de travail.

 

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La citation du jour

« Partout où il y a des patries, c’est-à-dire des groupes historiques ayant conscience de leur continuité et de leur unité, toute atteinte à la liberté et à l’intégralité de ces patries est un attentat contre la civilisation, et un retour à la barbarie. » (Jean Jaurès.)

 

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Le proverbe du jour

            « Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puits ; l’eau est trouble d’abord, puis elle se clarifie. »

 

 

Le mot du faux 18 janvier 2016

A la suite des perturbations entraînées par les modifications imposées par WordPress, il semble bien que les textes saisis le 16 ne vous soient pas parvenus… J’en renouvelle alors l’envoi, en espérant que, cette fois, ils parviendront bien aux abonnés du site !

 

La question du jour

            « Comment faut-il écrire : « Je veux le cent vingtième de la somme », ou bien : « Je veux le cent-vingtième de la somme » ? »

            On écrit : « Le cent vingtième coureur vient de franchir la ligne d’arrivée », de même que : « J’ai droit à la cent vingtième part du butin », parce que, dans ces deux exemples, cent vingtième est un adjectif.

Mais, si on le substantive, deux cas se présentent : 1° ou bien le mot composé garde sa fonction ordinale, et il continue à ne pas prendre de trait d’union : « C’est le cent vingtième à répéter la même phrase ! » ; 2° ou bien il exprime une fraction, et dans ce cas seulement il prend un trait d’union : « J’exige le cent-vingtième des fonds ! ».  C’est donc ce 2° qui fournit la réponse à votre question.

 

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La bourde du jour

            Dénoncée entre autres par le Canard enchaîné, il s’agit d’une bévue de ponctuation qui a fait beaucoup parler ces tout derniers jours, parce qu’elle touche un point sensible de l’actualité… Sur la plaque déposée en hommage aux victimes des attentats terroristes de Paris, Montrouge et Saint-Denis, le texte gravé en majuscules se termine par : « Ici même le peuple de France leur rend hommage ». Faute de ponctuation, ce texte est ambigu, car on peut comprendre : « Ici, même le peuple de France leur rend hommage » (avec une virgule derrière ici ) ! La signification serait alors : « C’est extraordinaire ! Non seulement les dirigeants, les hommes politiques, les élites rendent hommage aux malheureuses victimes, mais le bon peuple, la « France d’en bas » disait M. Raffarin, s’y joint aussi… »

Pour exprimer au mieux les sentiments de la nation, il aurait fallu tout simplement mettre une virgule après ici même : « Ici même, le peuple de France leur rend hommage »… Une fois de plus (après la faute d’orthographe sur le nom de Wolinski dans le texte d’une plaque officielle), je signale à toutes les « élites » chargées de la signalétique en tous ses états, de la réalisation d’affiches, de panneaux, de plaques, etc., qu’il existe de vrais professionnels aguerris à la relecture et à la révision de tous textes, sur tous supports, et qui s’appellent des correcteurs. Si, entre autres, l’Administration, des organismes officiels, ou non, sont en peine de trouver ces « chasseurs de perles et pêcheurs de coquilles », ils peuvent me contacter.

L’ami Gérard Chevalier, lui-même correcteur de grande culture, me signale une « hénaurmité » sortie par une personne à qui, justement, il expliquait en quoi consistait l’erreur de ponctuation ci-dessus évoquée : « Mais, monsieur, il n’y a pas de ponctuation dans les textes en majuscules ! ». Cette dame doit sans doute aussi être persuadée qu’il ne faut pas mettre d’accents sur les majuscules. Pour elle, peu importe qu’on écrive « PALAIS DES CONGRES » pour PALAIS DES CONGRÈS, « UN SOLDAT TUE » pour UN SOLDAT TUÉ, « ALAIN JUPPE » pour ALAIN JUPPÉ…

 

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La citation du jour

            « On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu’à vingt, mais on le sait, et on l’avoue. C’est ça, la jeunesse. » (Jules Renard.)

           

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Le proverbe du jour

            « Nous ne connaissons la valeur de l’eau que quand le puits est à sec. »

Le mot du 18 janvier 2016

La question du jour  +  la bourde du jour  +  la citation du jour  +  le proverbe du jour

Lundi 18 janvier 2016

La question du jour

            « Faut-il dire : « d’ici deux ans » ou bien : « d’ici à deux ans » ? »

            Lorsqu’il y a un terme, une échéance, une date, on construit avec à (au) : « d’ici à Pâques, d’ici à Noël, d’ici au 31 mars… » ; mais, avec une durée, il n’y a pas de préposition : « d’ici trois mois, d’ici quatre ans… ».

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La bourde du jour

            Sur France Inter, lors d’un point d’information, lundi 18 janvier, vers 6 h 50 : « [] dénonce la fiabilité de [] ». On s’attendrait plutôt à entendre : « … met en doute la fiabilité… », « … met en cause la prétendue fiabilité de… », ou : « … dénonce le manque de fiabilité de… ».

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La citation du jour

            « Poursuivre lentement l’exécution d’un dessein, et le divulguer, est le même que parler d’une chose pour ne pas la faire. » (Richelieu.)

 

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Le proverbe du jour

            « Du bois solide vaut mieux que du bois bien peint. »

Le mot du 17 janvier 2016

Le jargon « globish » du jour + les citations du jour + le proverbe du jour + les concours  

 

Le jargon « globish » du jour

            Mme Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste au Palais-Bourbon, que le journaliste du Figaro (vendredi 15 janvier, p. 6) appelle parfois « Pompili » tout court (« Pour Pompili, […] » ), est-elle passionnée de football ? On pourrait le croire en voyant ce qu’elle déclare : « Par son image et son poids politique, elle [= Cécile Duflot] a aidé cette dérive vers la gauche de la gauche qui enferme les écologistes dans un corner alors que l’écologie c’est très large ».

Le rapprochement avec le football s’estompe si l’on remplace corner (abréviation de corner kick) par son équivalent recommandé, mais que quasiment personne n’emploie : « coup de pied de coin ». En fait de coups de pied, on voit surtout ceux que s’échangent plus ou moins franchement tous les jours les membres de la très diversifiée mouvance verte…

Mme Pompili aurait assurément pu recourir à l’un des termes français pouvant convenir pour exprimer le fond profond de sa pensée : ghetto, camp retranché, bastion, forteresse, isolement, cul-de-sac, impasse, etc.

Attention ! La prochaine fois, elle risque de se voir attribuer le Prix de la carpette anglaise que décernent des amoureux de la langue française, ou un des « Alphonses » attribués par l’Académie Alphonse Allais !

 

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Les citations du jour

            « Ne rejoignez pas ceux qui brûlent les livres ; n’ayez pas peur d’aller dans une bibliothèque, et de lire tous les livres. » (Général Dwight Eisenhower.)

 

« Un intellectuel est un homme qui utilise plus de mots que nécessaire pour raconter plus qu’il ne sait. » (Idem.)

 

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Le proverbe du jour

« La connaissance est le début de l’action, et l’action l’accomplissement de la connaissance. »

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Les lots – des livres – récompensant exceptionnellement CINQ lauréats du concours de fin d’année seront postés la semaine prochaine.

Les questions du concours de janvier (retour aux trois personnes récompensées) seront publiées lundi 18 janvier. Réponses à envoyer avant le 31 janvier à minuit.

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Remerciements, en particulier, à… Mme Gwenaëlle Le Dreff, présidente de l’Université permanente de Nantes, aux membres du Club Loire-Atlantique (CLA) – au premier plan Jean Amyot d’Inville, président dudit CLA  -, et à Jean-Yves Paumier, chancelier d’honneur de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire, pour leur accueil jeudi dernier. Et un grand merci aux très nombreuses personnes venues à la conférence-débat consacrée à Alphonse Allais.

Le mot du 16 janvier 2016

La question du jour + la bourde du jour  + la citation du jour  + le proverbe du jour

 

La question du jour

            « Comment faut-il écrire : « Je veux le cent vingtième de la somme », ou bien : « Je veux le cent-vingtième de la somme » ? »

            On écrit : « Le cent vingtième coureur vient de franchir la ligne d’arrivée », de même que : « J’ai droit à la cent vingtième part du butin », parce que, dans ces deux exemples, cent vingtième est un adjectif.

            Mais, si on le substantive, deux cas se présentent : 1° ou bien le mot composé garde sa fonction ordinale, et il continue à ne pas prendre de trait d’union : « C’est le cent vingtième à répéter la même phrase ! » ; 2° ou bien il exprime une fraction, et dans ce cas seulement il prend un trait d’union : « J’exige le cent-vingtième des fonds ! ».  C’est donc ce 2° qui fournit la réponse à votre question.

 

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La bourde du jour

            Dénoncée entre autres par le Canard enchaîné, il s’agit d’une bévue de ponctuation qui a fait beaucoup parler ces tout derniers jours, parce qu’elle touche un point sensible de l’actualité… Sur la plaque déposée en hommage aux victimes des attentats terroristes de Paris, Montrouge et Saint-Denis, le texte gravé en majuscules se termine par : « Ici même le peuple de France leur rend hommage ». Faute de ponctuation, ce texte est ambigu, car on peut comprendre : « Ici, même le peuple de France leur rend hommage » (avec une virgule derrière ici ) ! La signification serait alors : « C’est extraordinaire ! Non seulement les dirigeants, les hommes politiques, les élites rendent hommage aux malheureuses victimes, mais le bon peuple, la « France d’en bas » disait M. Raffarin, s’y joint aussi… »

Pour exprimer au mieux les sentiments de la nation, il aurait fallu tout simplement mettre une virgule après ici même : « Ici même, le peuple de France leur rend hommage »… Une fois de plus (après la faute d’orthographe sur le nom de Wolinski dans le texte d’une plaque officielle), je signale à toutes les « élites » chargées de la signalétique en tous ses états, de la réalisation d’affiches, de panneaux, de plaques, etc., qu’il existe de vrais professionnels aguerris à la relecture et à la révision de tous textes, sur tous supports, et qui s’appellent des correcteurs. Si, entre autres, l’Administration, des organismes officiels, ou non, sont en peine de trouver ces « chasseurs de perles et pêcheurs de coquilles », ils peuvent me contacter.

L’ami Gérard Chevalier, lui-même correcteur, me signale une « hénaurmité » sortie par une personne à qui, justement, il expliquait en quoi consistait l’erreur de ponctuation ci-dessus évoquée : « Mais, monsieur, il n’y a pas de ponctuation dans les textes en majuscules ! ». Cette dame doit sans doute aussi être persuadée qu’il ne faut pas mettre d’accents sur les majuscules. Pour elle, peu importe qu’on écrive « PALAIS DES CONGRES » pour PALAIS DES CONGRÈS, « UN SOLDAT TUE » pour UN SOLDAT TUÉ, « ALAIN JUPPE » pour ALAIN JUPPÉ…

 

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La citation du jour

            « On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu’à vingt, mais on le sait, et on l’avoue. C’est ça, la jeunesse. » (Jules Renard.)

           

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Le proverbe du jour

            « Nous ne connaissons la valeur de l’eau que quand le puits est à sec. »

Information du 16 janvier 2016

INFO : un changement de procédure inopiné et non annoncé, qui, semble-t-il, doit être imputé à WordPress a perturbé la tenue du site. Je vais pouvoir reprendre la publication de textes dans la soirée, grâce à deux amies qui ont détecté où résidait le problème… Merci à elles !

Le mot du 12 janvier 2016

La question du jour  +  la citation du jour  +  le proverbe du jour

 

La question du jour

            « Peut-on dire « éditorialiser » pour signifier « écrire un éditorial » ?… 

            Je n’ai jamais entendu employer ce verbe, et pourtant je connais bien, professionnellement et depuis longtemps, le milieu de la presse, des médias… Si certains s’autorisent cette utilisation, je trouve que c’est une erreur, qui, de plus, reprend, mais à tort, le verbe anglais to editorialize…  Sauf erreur, dans la langue de Shakespeare, ce verbe signifie : « personnaliser un éditorial », « prendre parti dans un éditorial », « avancer un avis personnel sur un sujet dans un éditorial », « donner une interprétation personnelle à un compte-rendu »…

            En français, cette construction serait à rapprocher d’officialiser, « rendre officiel », et devrait donner à éditorialiser l’acception de « conférer la qualité d’éditorial [à un article] », « donner l’importance d’un éditorial [à un article] ».

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La citation du jour

            « Le mérite est à ceux qui luttent constamment. » (Théodore Roosevelt.)

 

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Le proverbe du jour

            « Vivrais-tu un siècle, apprends toujours ! »

Le palmarès de décembre

Concours de décembre (palmarès : exceptionnellement CINQ prix pour marquer la fin d’année) : 1re Mme Solange Pascarel; 2e M. Philippe Dessouliers; 3e M. Thierry Raulin; 4e Mme Françoise Bernard; 5e Mme Marie-Clotilde Barraud de Lagerie.

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Les réponses du concours de fin d’année

1° Il fallait répondre, au minimum : « Sobriété = santé ! » (« sans t »). Les questions ne devant pas rebuter tous les concurrents potentiels, le dingbat était, volontairement, assez facile.

2° Lucernaire.

3° Honoré de Balzac (« La Femme de trente ans », roman classé parmi les « Scènes de la vie privée »).

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Le classement sera publié dans un second message, ce même jour.