Le mot du 14 mars 2016

réécriture

 

 

            Le chef de l’État et le Premier ministre devaient (ou doivent encore ?), nous dit-on, se livrer à la réécriture du texte du projet de loi sur le droit du travail, dit, par facilité et souci du raccourci, « loi El Khomri ».

En cette semaine dédiée à la langue française, en particulier la journée de lundi 14 mars –   mais en réalité c’est tout le mois qui est marqué par pléthore d’animations autour du français… alors que les onze autres mois sont plutôt chiches en ce domaine –, il peut être intéressant de se pencher sur ce mot réécriture.

            Par réécriture, on élude la question du fond ou de la forme : s’agit-il de rédiger un texte sous une forme nouvelle, en modifiant çà ou là la syntaxe et le vocabulaire, en répartissant différemment les paragraphes ?… Bref : en peaufinant un texte insuffisamment explicite, maladroit, confus, embrouillé, qui a entraîné des incompréhensions… Ou bien procède-t-on à des repentirs, à des annulations, biffures et effacements qui sont tout autant de reculades sur des points au contraire très clairs et qui ont fait réagir violemment l’opinion publique ou, à tout le moins, des catégories entières de citoyens : salariés, retraités, étudiants… ?

Cela n’ira sans doute pas jusqu’à « réinventer et donner une nouvelle vision des choses », d’après une autre acception de réécrire ou récrire

Puisque l’on est dans une période où la défense et la promotion de la langue française sont au cœur de l’actualité, on se permettra de rappeler à quelques politiciennes et politiciens, y compris de « haut niveau », qu’on ne se grandit pas à employer des mots du caniveau… ou des latrines.


 

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