Archives mensuelles : mars 2016

Infos concours 2 avril 2016

COORDONNEES POUR LES INSCRIPTIONS AJOUTEES A LA FIN DE CE RAPPEL :

RAPPEL : le second Concours de culture générale de Paris (conçu et animé pour l’ordre des Palmes académiques et l’UCIAP du 7e arrondissement) se déroulera au lycée La Rochefoucauld (Paris-7e) le samedi 2 avril 2016 à 14 heures (accueil à partir de 13 h 30). Deux catégories : seniors et juniors, participation gratuite. Nombreux prix. Inscriptions préalables vivement souhaitées (coordonnées rappelées ou communiquées dans la journée).

AVEC AJOUT DES COORDONNEES POUR S’INSCRIRE :

UCIAP =  contact@uciap7.com ou 01 45 55 28 05

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Le mot du 20 mars 2016

INFO : dictée de Sèvres  =  Le podium des champions a été formé de Mme Solange Pascarel et de MM. Gérard Glotin et Daniel Malot. Ce dernier (rappelons qu’il fut en quelque sorte, comme Paul Levart, l’un des « champions du monde d’orthographe », par sa victoire à l’une des éditions de la fameuse « dictée des Amériques », au Québec, qui réunissait les meilleurs représentants de plusieurs dizaines de pays), a obtenu le meilleur résultat, avec 1/2 faute. Mais ses dauphins n’étaient pas loin !

Merci au Centre international d’études pédagogiques (CIEP), qui accueillait cette dictée dans la magnifique grande bibliothèque remise à neuf, merci à la maire adjointe à la culture pour sa présence, et merci à tous les participants !

 

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La question du jour

Dimanche 20 mars 2016

 

            « Écrit-on « dans les années deux mille » ou « dans les années 2000 » ? Quelles sont les références en la matière ? J’ai trouvé « les années trente », mais les journaux emploient plus couramment « les années 2000 ». Merci beaucoup de votre aide. »

Les millésimes s’écrivent en chiffres, sauf en poésie, bien sûr, où un versificateur pourra écrire mil (ou mille) six cent dix… Traditionnellement, on écrit : l’an mille et (moins souvent) l’an deux mille, mais l’on peut très bien adopter l’an 1000 et l’an 2000. La graphie mil est une préciosité appartenant en particulier aux actes notariés, à des actes officiels : Signé le 3 février de l’an mil sept cent quatre-vingt-seize. C’est un usage ancien, qui tombe en désuétude, et aujourd’hui c’est mille qui est adopté.

Lorsque l’on parle de décennies appartenant au siècle actuel, ou bien au siècle précédent dès lors qu’il ne saurait y avoir de confusions, on peut abréger, en supprimant le millésime et le siècle : le Belge Eddy Merckx a régné sur le cyclisme dans les années soixante et soixante-dix. La version en chiffres arabes des décennies, dans ces mêmes cas, est également tolérée : … dans les années 70 et 80. Quand on renvoie à une année, l’abréviation n’est acceptée, à l’écrit, que dans le style familier, populaire : En 46, la famille s’installe à Pantin… Hors ce contexte, l’année s’écrit en entier : En 1946, la famille…

Pour éviter des erreurs d’interprétation, on n’a pas recours à l’abréviation lorsqu’il s’agit de siècles plus anciens : « À partir des années 80, environ, on surnomme cette période « la Belle Époque » ». Il faut écrire : « À partir des années 1880, environ, on surnomme… » (sauf, à la rigueur, si le contexte expose clairement que l’on se trouve dans le XIXe siècle… mais l’abréviation sera tout de même ressentie comme appartenant au style relâché).

Rappel dictée du 19 mars 2016

RAPPEL : il est toujours possible de participer à la dictée ludique annuelle de Sèvres (92), ce samedi, à 14 heures, au Centre international d’études pédagogiques, 1, avenue Léon-Journault, à 14 heures. Même sans s’être encore inscrit… Jeux, et nombreux prix.

 

Le mot du 18 mars 2016

Les bourdes du jour  +  la citation du jour  + le proverbe du jour

Vendredi 18 mars 2016

 

Les bourdes du jour

Du jour… ou des tout derniers jours. Après tout, en l’occurrence, cela n’a pas grande importance. Une double bévue, d’abord, commise dans les titres affichés par une chaîne de télé en continu : à cinq minutes d’intervalle, parlant d’économies qui pourraient être réalisées par l’État, il est question de « 1,5 Mds d’euros ». Un milliard et demi d’euros serait alors une somme supérieure à… 2 milliards, puisque l’on a jugé bon d’adopter une abréviation au pluriel (« Mds ») au lieu du singulier qui aurait été correct et conforme à la logique (« Md »).

Puis, à peine cinq minutes plus tard, revenant sur cette information, la chaîne divise par mille (la rédaction aurait-elle des doutes sur les promesses du gouvernement ?…) la somme annoncée, car elle écrit : « 1,5 M d’euros », c’est-à-dire « un million d’euros ».

Par ailleurs, des cours de français devraient être aussi donnés aux fonctionnaires du ministère de l’Intérieur… et à ceux qui répètent bêtement, sans réfléchir, les communiqués grotesques desdits fonctionnaires. Selon la police, la seconde journée de manifestation contre la loi dite « El Khomri » aurait rassemblé « environ 69 000 manifestants ». À la place des méticuleux comptables de la place Beauvau, nous aurions mis : « environ 69 674 » !

Comme chacun devrait le savoir, environ doit être associé à un nombre rond, à un nombre de plus en plus rond quand les quantités se mesurent par milliers, par dizaines de milliers, etc. Pour éviter les sarcasmes et les brocards, les chiffreurs (= oui, ce terme ne désigne pas que ceux qui transcrivent des messages en langage chiffré) auraient dû se contenter de dire : « environ 70 000 manifestants ». Quant aux écarts de dénombrements entre police et organisateurs de manifestations, ils n’ont pas fini d’exaspérer ou de désopiler…

 

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La citation du jour

            « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l’intelligence. La confiance une des formes de la bêtise. » (Paul Léautaud.)

 

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Le proverbe du jour

            « S’il n’y avait pas de montagnes, les plaines n’apparaîtraient pas. »

           

Nouvelles du 18 mars 2016

INFO :  la « folie » du mois de mars  – avec, entre autres, cinq dictées à écrire et à animer, un (petit) Salon de la langue française à organiser, des interviews à propos de la pseudo-« réforme » de l’orthographe, des demandes de livres et d’animations diverses à élaborer dans de brefs délais, etc.  –  est une catastrophe pour la tenue du site !… De nouveaux textes seront publiés à partir de ce soir.

Donc, après la « dictée scolaire européenne » vidéodiffusée en direct vers plusieurs pays, ce matin, du lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres, ce sera encore à Sèvres, demain après-midi, la dictée au Centre international d’études pédagogiques (CIEP), 1, avenue Journault…  Même si vous n’avez pas pu me joindre pour vous inscrire, n’hésitez pas à venir, à 14 heures !  (Ou si l’on s’aperçoit, demain, que votre inscription n’a pas été bien prise en compte, merci de me le pardonner : vous participerez évidemment sans problème à cet après-midi convivial !)

 

Le mot du 14 mars 2016

réécriture

 

 

            Le chef de l’État et le Premier ministre devaient (ou doivent encore ?), nous dit-on, se livrer à la réécriture du texte du projet de loi sur le droit du travail, dit, par facilité et souci du raccourci, « loi El Khomri ».

En cette semaine dédiée à la langue française, en particulier la journée de lundi 14 mars –   mais en réalité c’est tout le mois qui est marqué par pléthore d’animations autour du français… alors que les onze autres mois sont plutôt chiches en ce domaine –, il peut être intéressant de se pencher sur ce mot réécriture.

            Par réécriture, on élude la question du fond ou de la forme : s’agit-il de rédiger un texte sous une forme nouvelle, en modifiant çà ou là la syntaxe et le vocabulaire, en répartissant différemment les paragraphes ?… Bref : en peaufinant un texte insuffisamment explicite, maladroit, confus, embrouillé, qui a entraîné des incompréhensions… Ou bien procède-t-on à des repentirs, à des annulations, biffures et effacements qui sont tout autant de reculades sur des points au contraire très clairs et qui ont fait réagir violemment l’opinion publique ou, à tout le moins, des catégories entières de citoyens : salariés, retraités, étudiants… ?

Cela n’ira sans doute pas jusqu’à « réinventer et donner une nouvelle vision des choses », d’après une autre acception de réécrire ou récrire

Puisque l’on est dans une période où la défense et la promotion de la langue française sont au cœur de l’actualité, on se permettra de rappeler à quelques politiciennes et politiciens, y compris de « haut niveau », qu’on ne se grandit pas à employer des mots du caniveau… ou des latrines.


 

Parutions 2015

Sacré Napoléon !, avec des illustrations de Claude Turier (Trédaniel).

SacreNapoleon

Commander Sacré Napoléon

Dictées du mois de mars 2016

Toutes prochaines dictées :

Vendredi 18 mars, au lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres : « Dictée francophone des lycées », en visioconférence, dans le cadre de la Semaine de la langue française. Plusieurs centaines d’élèves participeront :

– plusieurs classes du lycée de Sèvres

– le lycée international de Saint-Germain-en-Laye

– le lycée français de Varsovie

– le lycée La Bourdonnais, de l’île Maurice

– le lycée français de Madrid

– le lycée Gaio Valerio Catullo de Rome

– le lycée Ceccioni de Livourne.

On l’aura compris : cette dictée est réservée aux scolaires, de la seconde à la terminale.

 

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Le lendemain, toujours à Sèvres, la dictée grand public, au Centre international d’études pédagogiques (CIEP), à 14 heures. Inscriptions vivement souhaitées avant vendredi 18 (pour avoir une idée du nombre de participants par catégories, et mieux préparer la ou les salles), mais elles  seront acceptées jusqu’au dernier moment, au CIEP même.

Renseignements et inscriptions :  jp.colignon@orange.fr et

06 07 59 17 08.

 

 

 

Remerciements dictée Tours

MERCI aux participants de la 12e « Dictée ludique » de Tours (qui devait être, à peu près, ma 365e dictée rédigée, et animée en public) ainsi qu’aux membres de la délégation tourangelle de Défense de la langue française qui organisaient cet après-midi de promotion de la langue française, avec le soutien de la Ville et de la Région. Ce fut un bon moment d’alacrité, d’entrain, autour du français !

La veille, au cours de la table ronde organisée dans le cadre des Assises du journalisme, j’ai souligné combien le manque de rigueur syntaxique, lexicale et orthographique pouvait nuire à la transmission correcte,  fiable, de l’information.

Dictée mairie Paris 7e

Rappel :  ce jour, à partir de 14 heures, Salon de la langue française du 7e arrondissement (à la mairie du 7e arr., 116, rue de Grenelle), avec notamment, à 14 h 30, la « dictée ludique pour tous ». Aucune inscription préalable n’est nécessaire.

Au plaisir de vous y voir !