Le mot du 1er avril 2016

allégations

 

            La non-maîtrise du vocabulaire – ou plutôt, pour parler sans langue de bois, l’ignorance du vocabulaire  –  peut aller jusqu’à envoyer des personnes en prison, voire jusqu’à l’échafaud, peut aller jusqu’à dresser une communauté contre une autre, un pays contre un autre… Cela ne date pas d’hier, en tous pays, entre témoins frustes déformant les faits et les propos, juges parfois incultes et bornés comprenant tout de travers, accusés ignares « s’enfonçant » eux-mêmes, etc.

Les vrais républicains, les authentiques démocrates, les anarcho-libertaires convaincus ont toujours prôné l’objectif du plus haut niveau possible de culture et d’instruction pour tout le monde. Cette exigence porte évidemment, en premier, sur la maîtrise de la langue, à l’écrit et à l’oral.

Les professionnels de l’information, ainsi, ne devraient pas céder à la surenchère des « scoops » aventureux, des affirmations gratuites reprenant sans réserve des assertions a priori à vérifier, et qui peuvent être de la teneur des ragots et des calomnies…  Sans non plus rejeter de chic, spontanément, des témoignages, des affirmations, des déclarations.

L’emploi du mot allégations (surtout au pluriel), par exemple, n’est pas neutre, de nos jours. La connotation péjorative est indubitable dans l’usage contemporain, et la formule « selon les allégations » est ressentie sans nul doute au sens de « selon les affirmations douteuses, contestables, suspectes ».  Et l’on dira la même chose du terme assertions

 

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