Le mot du 9 avril 2016

« primaire ouverte »

 

            Le Parti socialiste semble envisager une élection primaire afin de désigner celui qui serait censé porter ses couleurs lors de la présidentielle de 2017. (Il faut sans cesse rappeler que l’on doit dire et écrire « la présidentielle », au singulier, parce qu’il n’y a qu’un poste à pourvoir, au contraire DES législatives, DES régionales et DES municipales…)

Seuls les militants ayant leur carte, et à jour de leur cotisation, devraient, en toute rigueur,  avoir le droit de voter pour désigner le candidat officiel du PS. Mais, à gauche, certains, faisant valoir que ce candidat devrait représenter, au second tour, toute la gauche et pas seulement un parti ne rassemblant que quelques dizaines de milliers d’encartés, réclament l’ouverture de sa désignation « à tous les sympathisants de gauche »… Mais, si cette demande était retenue, comment serait contrôlée, vérifiée, l’appartenance sincère des votants au clan dont ils se réclameraient ?… Par une attestation signée sur l’honneur ?…  Quelle confiance accorder alors à un tel papier ?…

Le procédé de la « primaire ouverte » est d’évidence une… ouverture à toutes les magouilles possibles.  Seuls des niais, des gogos, des neuneus ne s’en rendraient pas compte. Plusieurs possibilités tactiques s’offriraient en effet aux adversaires politiques : ou bien envoyer leurs propres sympathisants voter en masse pour celui ou celle qui, d’évidence, serait le plus mauvais candidat de l’autre bord, ou bien les envoyer voter pour celui des candidats qui serait « socialiste libéral compatible ». Dans cette dernière option, le centre droit (voire le centre-droite…) serait de toute façon représenté, soit par « bonnet blanc », soit par « blanc bonnet »…

Cette « ouverture » – là ne semble pas vraiment démocratique et rigoureuse.

Bien évidemment, ce qui est dit ci-dessus s’applique à toute éventuelle « primaire ouverte » du centre, ou bien de la droite.

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