Le mot du 18 avril 2016 (1)

gnagnagna

 

Des propos échangés (si l’on peut dire) entre le philosophe Alain Finkielkraut et une poignée des participants à la Nuit debout de la place de la République, samedi 16, à Paris, on retiendra sans doute surtout… quelque temps l’interjection-onomatopée gnagnagna employée par le tout récent académicien.

L’essayiste a été conspué et chassé du lieu par quelques individus extrémistes qui, selon les témoignages, se tenaient aux marges de la manifestation, après que l’écrivain eut écouté sans problème, semble-t-il, les débats de l’ « assemblée populaire » (certains médias écrivent « Assemblée populaire », avec une majuscule, peut-être sans réfléchir,  en donnant ainsi à cette réunion vespérale le statut d’une sorte d’ « Assemblée nationale constituante »…).

Allez savoir pourquoi c’est l’onomatopée gnagnagna (en un seul mot) qui s’est imposée dans l’usage, et a par conséquent été retenue par les lexicographes, et non pas « gnognogno » ou « gnugnugnu » !!?  Puisqu’il s’agit de se moquer de propos sans intérêt, de blablabla insipide et inintelligent, il faut peut-être y voir un rapport avec les « il n’y a qu’à » des démagogues, des individus qui critiquent sans formuler la moindre proposition. On aurait alors retenu les « [il] n’y a [qu’à], [il] n’y a [qu’à], [il] n’y a [qu’à] »…

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