Le mot du 21 avril 2016 (2)

pétaudière

 

Un certain nombre de commentateurs, ces derniers jours, traitent de pétaudière le gouvernement français. C’est également le premier mot qui me soit venu à l’esprit en voyant la personne censée exercer la fonction de Premier ministre être obligée de corriger, de démentir dans les vingt-quatre heures ce que certains ministres lancent dans les médias… voire de démentir les démentis.

Alors qu’à la télévision le chef de l’État venait de déclarer que M. Macron savait ce qu’il lui devait, et que cela relevait de la « loyauté personnelle et politique », l’ex-banquier ministre de l’Économie a rétorqué, dans des journaux de l’Est : « Je ne suis pas son obligé ». Avant de dénoncer l’exploitation d’une phrase que l’on aurait sortie de son contexte, et de protester de sa loyauté… De tous côtés, les déclarations s’embrouillent, et embrouillent.

Les médias ont dépeint en long et en large le vaudeville joué ce jour par MM. Hollande et Macron lors de la visite de l’entreprise danoise Novo Nordisk, leader mondial de la fabrication d’injecteurs d’insuline, à Chartres. Alors que Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, restait, normalement, au côté du président de la République, M. Macron faisait nettement bande à part quelques rangs derrière…  Ce qui a passablement énervé M. Hollande, rapportent les commentateurs, quoique le chef de l’État soit passé maître dans l’art de se maîtriser et de dissimuler ses sentiments sous des « petites blagues ».

Il est impossible de discerner, dans les légendes entourant l’éventuelle réalité d’un « roi Petault », ou « roi Pétaud », ou « roi Pétauld », etc.,  quelle version   serait vraiment à l’origine de cette « cour du roi Petaud » où « chacun est maître ». D’où la signification de pétaudière : « lieu, assemblée où règnent le désordre, la confusion, la désorganisation… ».

Reprenant le propos sarcastique de Staline sur le Vatican, mais en modifiant l’acception du mot divisions,  certains s’exclameront :  Le gouvernement français, ô combien de « divisions »  !!  Ou :  Mais combien de capitaines y a-t-il à bord ?! …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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