Le mot du 24 mai 2016 (1)

« partis de gouvernement »

 

L’emploi de la locution « parti(s) de gouvernement » par les médias et par les instituts de sondage ne peut pas être neutre…

Se présenter comme des « partis de gouvernement » est évidemment un « argument de vente » pour les mouvements installés, en place depuis des décennies, exerçant à tour de rôle  –  voire ensemble – le pouvoir. Se fondant donc sur une longue pratique qui cautionnerait l’excellence de la gestion, sur le sérieux qui serait garanti par les diplômes et par les professions exercées par leurs élus (très majoritairement professions libérales ou fonctionnaires), les « grands partis » prétendent être les seuls capables de gouverner.

Une ambiguïté réside alors dans l’emploi de cette expression : a) elle est neutre quand on l’utilise pour désigner les partis qui  –  grâce à un scrutin strictement inégalitaire (seule la proportionnelle intégrale directe met les citoyens d’une démocratie à égalité)  –  sont chargés, depuis des décennies, des affaires de l’État ; b) elle n’est plus impartiale, même si ses utilisateurs ne l’entendent pas ainsi,  quand elle est ressentie comme la reprise de l’argument de langage du « système ».

 

*****

Publicités

Les commentaires sont fermés.