Le mot du 29 mai 2016 (1)

panne

 

Non, « ça ne va pas mieux » du tout !  En tout cas, à la SNCF… qui accumule depuis quelques mois les incidents, les accidents, les accrocs, les ennuis… Certes,  on parle toujours des trains qui n’arrivent pas à l’heure, jamais de ceux, beaucoup plus nombreux, qui effectuent leur parcours sans problème(s).

Cependant, la direction de la SNCF ne saurait contester que des TGV n’effectuent plus leur trajet à la vitesse naguère prévue, et qui fut réelle pendant quelques années. Cette même direction ne saurait contester que les TGV et autres trains sont de plus en plus souvent affectés par des retards, qui ne sont pas tous dus à des bovins ou à des chevaux en balade sur les voies… D’ailleurs, les voyageurs n’ont pas toujours droit à des explications. Les dirigeants de la SNCF ne sauraient contester que deux jours de suite des pannes majeures  se sont produites : sur le réseau du Sud-Ouest samedi 28, et aujourd’hui, dimanche 29, à la gare Montparnasse.

S’il y a, au sein du gouvernement, une personne chargée des transports, cette éminence ferait bien de se pencher sur ces dysfonctionnements, afin d’en identifier les causes en collaboration avec la direction de la SNCF : trop grande fragilité des systèmes informatiques, alimentation électrique insuffisamment sécurisée, maintenance des voies et autres matériels à réviser, etc. Une fois mises clairement au jour les carences, les défectuosités, les insuffisances, les failles, ce sera à sa direction de  redonner à la SNCF, pour les secteurs la concernant, la qualité de ce qui fut un exceptionnel service public.

              Panne, ici, vient très certainement du langage de la marine, où mettre en panne, dès le début du XVIIe siècle, voire peut-être le XVIe siècle, a signifié « orienter les vergues  –  les penes  –  d’un navire de manière à arrêter sa marche ». Il semble osé, très peu vraisemblable !,  de chercher des apparentements avec d’autres pannes : « acteur médiocre », « petit rôle dénué d’intérêt, au théâtre », « mauvais tableau », ou « couche de graisse se trouvant sous la peau du porc », ou encore « étoffe, dont on fait notamment des doublures ». En revanche, la couche de graisse doit son nom au fait qu’elle est une sorte de doublure ! ☺

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