Le mot du 2 juillet 2016 (2)

La bévue du jour

 

Chacun constate bien que les textes publiés par les journaux quotidiens ou hebdomadaires sur leur site internet n’ont plus la qualité des articles sur papier. Tous les jours, on pourrait rédiger non pas une simple feuille, mais tout un livre-bêtisier tellement le nombre des fautes d’orthographe, des fautes de syntaxe, des erreurs de ponctuation, des impropriétés, etc., est important. La course contre la montre, pour devancer les concurrents de quelques secondes ou de quelques minutes, ce qui est bien vain dans la quasi-totalité des cas, se traduit par la perte de la qualité du français, voire par des écarts à l’égard de la rigoureuse fiabilité des informations.

Dans un titre, un des principaux « news » français annonçait sur son site: « La Belgique mène le pays de Galles 1 à 0 ». L’information était exacte, mais ce devait se gâter pour les « Diables rouges », insuffisamment diaboliques face aux « Dragons rouges » gallois, plus percutants !  Ce qui était moins exact, c’était l’emploi erronément transitif, ici, du verbe mener

Mener étant un verbe transitif, il est licite, normal, d’écrire : mener son chien en laisse, mener des animaux à l’abattoir, mener le troupeau dans les alpages, mener le train, etc.  Mais le verbe n’a pas de complément direct au sens d’ « avoir un avantage à la marque » : mener 2 à 1, mener contre l’Italie… Il aurait donc fallu écrire : « La Belgique mène devant (ou contre) le pays de Galles 1 à 0 ».

 

*****

Publicités

Les commentaires sont fermés.