Le mot du 9 juillet 2016 (1)

Les bourdes du jour

            Bourde relevée dans les propos d’un couturier parlant de ses œuvres… Dans ce microcosme, on relève souvent… comment dire ?  une certaine propension à ne pas s’exprimer avec simplicité, à utiliser un vocabulaire qu’on ne maîtrise pas…

Donc, présentant sa nouvelle collection, ce styliste a affirmé qu’il n’y avait «  rien de somptuaire » dans ses productions. Seulement… somptuaire n’a jamais été synonyme de « somptueux », « luxueux », « riche », « opulent », « fastueux », « pompeux », etc. Cet emploi est une impropriété, une faute de français.

Somptuaire ne doit s’employer, rigoureusement, que dans la locution loi(s) somptuaire(s), qui désigne des textes réglementant les dépenses maximales permises à un État, à un gouvernement. Par extension, on peut tolérer « textes somptuaires » et expressions similaires, où somptuaire garde son acception de « relatif aux dépenses ».

______

Bourde à répétition ces derniers jours, bien que cette ânerie soit dénoncée régulièrement à propos des traductions bâclées de dialogues de séries télévisées policières américaines : la traduction d’officer par « officier » (sur France Inter, ce samedi matin 9 juillet, « officier de police »).

Ainsi donc, dans la police américaine, il n’y aurait que des officiers !?  Aux croisements des rues, pour faire la circulation, on mettrait des capitaines, des commandants, des colonels !?!… Cette bourde est une imbécillité : l’officer américain est tout simplement l’équivalent d’ « agent de police », de « policier ».

 

*****

Publicités

Les commentaires sont fermés.