Archives mensuelles : juillet 2016

Le mot du 25 juillet 2016 (3)

La bourde du jour

 

            « Distraire en instruisant, instruire en distrayant » peut être une bonne démarche, notamment lorsque l’on s’adresse à un lectorat jeune qui a du mal à se concentrer. Mais encore faut-il que cela soit fait avec sérieux…

Les éditions Altaya, s’appuyant sur l’image des Playmobil, proposent ainsi une collection « Aventures de l’Histoire ». Mais, que voit-on, dans le volume « Mousquetaires et spadassins » ?… Un nombre inacceptable de fautes de français et de bourdes de culture générale !

Entre autres : l’abréviation « ième », inexistante en français, des majuscules abracadabrantesques (« la Réforme Protestante » [= pléonasme, dans le contexte], « les Mousquetaires de la Garde », des graphies inacceptables (« la guerre de 30 ans » pour la guerre de Trente Ans)…

N’oublions pas des formulations très approximatives : « la paix en Westphalie » pour le traité de Westphalie, « l’Empire Sacré Romain Germanique » pour le Saint Empire romain germanique,  « les Habsburgo » pour les Habsbourg,  « colonies établies en outremer » pour établies outre-mer

Quasiment tout le texte serait à réécrire par des correcteurs-réviseurs professionnels !         

 

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Le mot du 25 juillet 2016 (2)

Le proverbe du jour

 

            « La prudence sans le courage est inutile, et le courage non guidé par la prudence est fureur. »

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Le mot du 25 juillet 2016 (1)

La question du jour

            « Entendu dans la bouche d’un journaliste sportif : « Ce joueur est amphibie : il est aussi habile du pied droit que du pied gauche ». Cet emploi d’ « amphibie » est-il correct ? »

            Ce confrère a certainement été pris de court, faute de terme qui serait, s’agissant des pieds, ce qu’est ambidextre pour les mains. Ambidextre est issu du latin, avec la signification d’ « avoir deux mains droites », c’est-à-dire d’être très habile et de faire les mêmes choses de la main droite ou de la main gauche, avec une grande facilité. Mais le mot ne peut pas être employé pour autre chose que les mains !  IL n’existe pas d’ « ambipède » ou autre terme voisin.

Est amphibie ce qui est capable de vivre dans l’air ou dans l’eau, telle la grenouille, ou ce qui est conçu pour être utilisé sur terre et dans l’eau : char amphibie. Plaisamment, on pourrait désigner par sportif amphibie un pratiquant du triathlon…

Faute de terme idoine, il faut donc se résigner à dire : ce footballeur est aussi adroit du pied gauche que du pied droit…

 

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Remerciements dictée Carnac 

MERCI aux participants de ma première dictée de Carnac (Morbihan), samedi 23 juillet, dans le cadre du Salon du livre. Merci à leur bonne humeur générale, à leur alacrité, face aux nombreux pièges logiques que contenait un texte annoncé, de confiance, comme « désopilant », par les organisateurs du Salon.

La correction plongea l’assistance  –  médusée par les « pièges de sens », notamment  –   dans la stupéfaction, puis dans une hilarité inextinguible.

Merci également aux organisateurs, pour avoir accepté la création de cette animation.

 

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Dictées juillet 2016

La panne de connexion qui a affecté le site a perturbé les rappels concernant les deux prochaines dictées :

DEMAIN, samedi 23 juillet, à CARNAC (Morbihan), création de la dictée du Salon du livre, à 15 heures, salle de conférences de Carnac Thalasso. Participation gratuite; inscriptions souhaitées, mais non obligatoires : on peut se présenter au dernier moment, et le maximum sera fait pour accueillir tout le monde.

Toujours dans le cadre de ce Salon, une fine (… évidemment !) équipe de l’Académie Alphonse Allais présentera une animation-spectacle autour d’A. A., dimanche à 16 heures, dans la salle de conférences de Carnac Thalasso.

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Vendredi 29 juillet, 3e dictée de Port-Leucate (Aude), à 16 heures. (Précisions suivent…)

 

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Le mot du 22 juillet 2016 (3)

L’ambiguïté du jour

 

            Plusieurs médias écrivent et disent, à propos de la tuerie de Nice, qu’ « une seule voiture de la police municipale barrait l’entrée » de la promenade des Anglais. La signification de cette phrase est claire : il n’y avait qu’un véhicule de la police municipale, et l’on ne dit rien de la présence de voitures de la police nationale… Celle-ci était-elle présente, avec une, deux, trois… voitures ? Mystère.  La formulation laisse percer, même involontairement, une critique à l’égard de la police municipale, qui n’aurait placé en tout et pour tout, à cet endroit, qu’un véhicule.

Mais l’information exacte, précise, ne devrait-elle pas être exprimée par : « l’accès à la promenade des Anglais n’était protégé que par une voiture de la police municipale » ?  Autrement dit : à cet endroit, la police nationale était complètement absente.

Bien entendu, il n’est pas question ici d’entrer dans les controverses politiciennes sur la mise en place du dispositif en principe mis en place après concertation entre pouvoirs municipaux et nationaux. En revanche, et une fois de plus, il s’agit de souligner auprès des vrais journalistes professionnels l’obligation de la plus grande rigueur dans la relation des événements. Une exigence de rigueur à laquelle sont rompus ces praticiens « pointus » de la langue française que sont les vrais correcteurs-réviseurs de métier.

 

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Le mot du 22 juillet 2016 (2)

La bévue du jour

La bourde du jour

Sur France Inter, vendredi 22 au matin, un chroniqueur auteur d’une série sur Machiavel a employé épigramme au masculin. Mauvais choix : tout comme ses paronymes épigraphe (inscription mise en exergue en tête d’un livre ou en tête d’un paragraphe, ou inscription sur un édifice) et épitaphe (inscription sur un tombeau), épigramme (poème satirique, sarcasme mordant) est un terme féminin. –  Voltaire est l’auteur d’épigrammes assassines !

 

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Le mot du 22 juillet 2016 (1)

Conséquence de soucis bizarres de connexion, le site a été muet pendant plusieurs jours. J’en suis désolé…  Normalement, la publication des articles et chroniques, etc., va reprendre dans quelques minutes !

Le mot du 13 juillet 2016 (2)

L’articulet dico du jour

 

demi-solde  n. m. inv. et  n. f. var.

Demi-solde est un nom masculin invariable quand il désigne les militaires des guerres de la Révolution et de l’Empire laissés en non-activité sous la Restauration, et dont les Bourbons avaient réduit la solde de moitié. Le mot composé est invariable parce qu’il s’agit d’une ellipse pour « soldat(s) touchant une demi-solde ».

Demi-solde est un nom féminin variable au sens de « solde réduite de moitié versée aux militaires qui ne sont plus en activité ». Pluriel, donc : des demi-soldes.

 

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Le mot du 13 juillet 2016 (1)

La question du jour

            « Comment faut-il écrire : « jeux Olympiques », « Jeux olympiques », « Jeux Olympiques »… ? »

Aujourd’hui, s’agissant des compétitions modernes, on met une majuscule au substantif : les Jeux olympiques, ce qui permet d’être logique avec la graphie les Jeux de l’expression abrégée.

En revanche, pour les jeux de l’Antiquité, on conserve la graphie traditionnelle  –  les jeux Olympiques, comme pour les jeux Néméens, les Jeux Pythiques…

 

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