Archives mensuelles : août 2016

Le mot du 31 août 2016 (2)

Le calembour du jour

            « La Marche turque de Mozart avait le don de mettre Liszt en boule ! » (JPC.)

 

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Le mot du 31 août 2016 (1)

La bourde du jour

 

            Repérée par une internaute, une bévue à double détente d’une journaliste sportive, sur une chaîne spécialisée : parlant d’une joueuse de tennis prise dans quelque tracassin, la commentatrice a déclaré que cette tenniswoman était « dans l’œil du cyclope » !

Certes, dans la mythologie, les cyclopes avaient la particularité de n’avoir qu’un œil, mais en l’occurrence c’est de « cyclone » qu’il fallait parler.  Mais « dans l’œil du cyclone » eût été également une bourde : lorsque l’on est dans l’œil d’un cyclone on est, peut-être provisoirement, au calme. On appelle « œil du cyclone » la zone située au centre de la perturbation atmosphérique qui se déplace en tournoyant, une zone qui échappe à la tempête.

Pour dépeindre la situation de la sportive, il fallait dire, selon l’importance des soucis : « est au cœur d’une tempête médiatique », « est prise dans la tourmente », « est au centre d’une polémique », « est dans le collimateur des… », « se retrouve être la cible de… », etc. Les formulations correctes ne manquaient pas.

 

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Le mot du 30 août 2016 (3)

L’articulet « dico » du jour

haha  n. m. inv.

C’est un synonyme de saut-de-loup. Le mot désigne donc une dénivellation qui, à la limite d’une propriété, tout en constituant un rempart contre l’intrusion d’animaux sauvages, donne à qui se trouve en deça l’illusion que la propriété s’étend jusqu’à l’horizon.

Cette définition est celle que fournissent ordinairement les dictionnaires mentionnant ce terme. Mais les haha étaient aussi, dans les jardins et les folies d’autrefois, des ouvertures pratiquées à même la haie délimitant le parcours d’un labyrinthe, et par lesquelles le spectateur découvrait des paysages inattendus propres à lui tirer des exclamations de surprise. On écrivit d’abord « un ah ! ah ! ». (Il existe ainsi à Issoudun [Indre] une ruelle nommée impasse Ah Ah*, qui donne dans la rue de la République. Peut-être faudrait-il écrire, en toute rigueur orthotypographique : impasse Ah-Ah  ☺ …)

En anglais, on écrit ah-ah

 

*Il faudrait vérifier sur place, ce que je n’ai pas pu faire, si toutes les plaques municipales donnent bien cette orthographe, car on trouve de tout dans des textes publiés par des  Issoldunois :  Ah ! Ah !, ou Ah Ah !, etc.

Le mot du 30 août 2016 (2)

La question (et la réponse) du jour

           

            « Comment faut-il accorder le participe passé dans : « On évitera d’employer l’expression ils se sont passé (s ?) la corde au cou » ! ».

 

Que la construction soit pronominale ou non ne change rien aux accords dès lors qu’il ne s’agit pas de verbes essentiellement pronominaux. Les questions qui s’imposent sont : s’agit-il d’un transitif direct ?  Si oui, le complément d’objet direct est-il devant ou derrière le participe ?…

En « traduisant » la phrase via le verbe avoir, on a : « ils ont passé la corde à eux [à se] ».  Se étant donc un COI, et non un COD, et le COD corde venant après le verbe, le participe reste invariable. (Peu importe qu’il s’agisse d’un couple, de plusieurs couples…)

 

Cf. Le participe passé  –  tous les accords d’abaisser à zyeuter (Victoires Editions) ; chapitre « L’accord du participe passé », in Français : premiers secours (éd. Ellipses).

 

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Le mot du 30 août 2016 (1)

Le calembour du jour

 

 

« Ce n’est pas Montesquieu, mais le roi Dagobert, qui apprécia l’esprit d’Éloi. » (JPC.)

 

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Dictée de Bonsecours

Information :

Pour répondre à l’interrogation de quelques personnes : la dictée annuelle de Bonsecours (Seine-Maritime) est décalée, cette année. Elle aura lieu à l’endroit habituel, le casino, le samedi 26 novembre.

 

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Le mot du 29 août 2016 (2)

La question (et la réponse) du jour

 

« Faut-il, au pluriel, accorder kir (= l’apéritif appelé ainsi par référence au chanoine Kir), ou est-ce un mot invariable ? »

 

Le fameux et truculent chanoine Félix Kir (1876 – 1968), résistant, maire de Dijon, député de la Côte-d’Or, défendit avec conviction les intérêts de la Bourgogne. L’apéritif régional constitué, dans sa version orthodoxe, de crème ou de liqueur de cassis et de vin blanc sec lui rend donc hommage. C’est devenu un nom commun lexicalisé par les dictionnaires usuels. Le mot varie donc en nombre : des kirs.

Lorsque Nikita Khrouchtchev vint en France en 1960, la rencontre envisagée avec le chanoine à Dijon ne put avoir lieu. L’Église s’y était opposée (peut-être aussi les amis politiques de Kir), en raison de la situation faite aux catholiques dans les pays communistes. Des cafetiers et bistrotiers, voulant profiter de l’impact de la visite de « Monsieur K », proposèrent à ce moment-là  –  cela ne dura pas – un « double K » : un kir à la vodka. (Pluriel : des doubles K !)

 

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Le mot du 29 août 2016 (1)

Le calembour du jour

 

« On ne peut pas être clément dans cette bataille duraille qui n’est pas du cinéma ! »  (JPC)

 

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Le mot du 28 août 2016 (2)

La question du jour (et la réponse)

                   « Est-il admis de prononcer « izme » la terminaison -isme de nombreux termes ? J’entends fréquemment cela dans la bouche d’intellectuels, de journalistes, de personnalités diverses. »

            Ce n’est pas parce que certains « médiateurs » ou membres de pseudo-élites parlent ainsi du nez que cela constitue une référence ; ce n’est pas parce que « izme » est une prononciation adoptée par ignorance ou par snobisme qu’il faut imiter les personnes qui parlent ainsi de façon incorrecte. C’est exclusivement la prononciation « isme » qu’il faut suivre : « nationalISME », « scoutISME », « rationalISME », « gallicISME », « optimISME »…

 

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Le mot du 28 août 2016 (1)

Le calembour du jour

 

            « Mon cher Balzac, ce mariage blanc, c’est la comédie hymen !… »   (JPC)

 

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