Le mot du 29 août 2016 (2)

La question (et la réponse) du jour

 

« Faut-il, au pluriel, accorder kir (= l’apéritif appelé ainsi par référence au chanoine Kir), ou est-ce un mot invariable ? »

 

Le fameux et truculent chanoine Félix Kir (1876 – 1968), résistant, maire de Dijon, député de la Côte-d’Or, défendit avec conviction les intérêts de la Bourgogne. L’apéritif régional constitué, dans sa version orthodoxe, de crème ou de liqueur de cassis et de vin blanc sec lui rend donc hommage. C’est devenu un nom commun lexicalisé par les dictionnaires usuels. Le mot varie donc en nombre : des kirs.

Lorsque Nikita Khrouchtchev vint en France en 1960, la rencontre envisagée avec le chanoine à Dijon ne put avoir lieu. L’Église s’y était opposée (peut-être aussi les amis politiques de Kir), en raison de la situation faite aux catholiques dans les pays communistes. Des cafetiers et bistrotiers, voulant profiter de l’impact de la visite de « Monsieur K », proposèrent à ce moment-là  –  cela ne dura pas – un « double K » : un kir à la vodka. (Pluriel : des doubles K !)

 

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