Le mot du 26 septembre 2016 (4)

La bourde du jour

Relevé, dans un article de presse quotidienne : « Pas besoin d’être Clausewitz pour savoir qu’il n’existe qu’une possibilité, quand on se trouve en position d’assiégé, si l’on veut survivre à un pilonnage d’artillerie : ou l’on s’enterre en espérant des jours meilleurs, ou l’on profite du moindre moment de répit pour tenter une percée et essayer de briser l’encerclement ».

Alors que l’on doit sans cesse critiquer l’emploi erroné d’alternative dans des phrases comme : « il ne restait que deux alternatives : vaincre ou périr », où il faudrait dire : « il ne restait que deux possibilités »,  la faute commise ici est l’inverse.  Puisqu’il y a un choix entre deux attitudes  –  s’enterrer ou contre-attaquer  –,  on ne peut pas dire qu’ « il n’existe  qu’une possibilité » !  Là, c’est alternative qui s’imposait, et il fallait écrire : « pour savoir qu’il n’existe qu’une alternative »

 

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