Le mot du 9 octobre 2016 (2)

Le trait d’esprit du jour

 

Sous la monarchie de Juillet furent élus successivement académiciens  Adolphe Dominique Florent Joseph Simonis, dit Empis, auteur dramatique,  et Jean-Jacques Ampère (fils du célèbre physicien André-Marie Ampère), historien, écrivain, grand voyageur.

Cette double élection inspira à Alphonse de Lamartine le distique suivant, qu’il fit suivre à Victor Hugo :

C’est un destin peu prospère

            D’aller d’Empis en Ampère.

 

            L’ « homme-siècle », jamais en peine de bouts-rimés, apprécia, et retourna à Lamartine son billet ainsi complété en quatrain :

 

Mais le destin serait pis

            D’aller d’Ampère en Empis.

 

Quand on a du talent et de l’esprit (quand bien même serait-il potache), on peut toujours jongler avec les mots, à tout propos ! N’est-ce pas, autre Alphonse… Allais ?

 

 

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