Le mot du 12 octobre 2016 (1)

La faute de français du jour

 

Ou, plutôt, les fautes de français relevées çà et là ces tout derniers jours en écoutant la radio et la télévision, ou en lisant des journaux et des livres…  L’intérêt n’est pas de signaler telle ou telle simple coquille  ou inadvertance, mais d’attirer l’attention sur des erreurs récurrentes :

1° Dans presque toutes les séries policières télévisées, scénaristes et comédiens n’hésitent pas à employer le barbarisme « commissairiat », alors que le mot correct est commissariat. La terminaison –ariat  n’est pourtant pas une incongruité, puisqu’on la retrouve dans secrétariat, interprétariat, vedettariat, prolétariat, actionnariat, salariat, etc.  Les acteurs auraient-ils du mal à prononcer « aria » ?…  Qu’ils se remettent, alors, à s’entraîner sur des virelangues, fourchelangues et trompe-oreilles !

 

2° Issue du vocabulaire de la chasse à courre,  la locution, figée au singulier, sans traits d’union,  à cor et à cri  (= en sonnant du cor et en criant) est constamment transformée en « à corps et à cri(s) »… dont on a du mal à discerner l’éventuelle logique !

 

3°  Si l’on fait quelque chose par acquit de conscience, c’est pour s’acquiTTER à l’égard de sa conscience. Il est donc logique de trouver un t final dans acquit.  Un certain nombre de personnes traitent cependant la logique par-dessous la jambe en confondant avec les acquis (scolaires, sociaux…), liés, eux, au verbe acquérir.

 

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