Le mot du 27 octobre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Dans votre dictée Jules-Verne  d’hier, jeudi 26,  à Nantes, que j’ai faite via le site du département de Loire-Atlantique, il y a quelque chose que je ne comprends pas : « deux cent quatre-vingts mètres », d’une part, et « dans les années quatre-vingt », d’autre part. Or, à l’école, j’ai toujours appris que pour « cent » et « vingt », quand il n’y avait pas de suite de nombre et qu’il y a plusieurs centaines ou vingtaines, on mettait toujours un « s » final à « vingt ».

             Et, là, vous avez bien à chaque fois « quatre-vingts »  tout court… ?? » 

 

Il ne faut pas confondre les adjectifs numéraux CARDINAUX et les adjectifs numéraux ORDINAUX.

Les premiers donnent un nombre, une quantité (« deux cent quatre-vingts euros » = deux cents et quatre vingtaines d’euros), « trois cents kilos »). Les seconds indiquent une place, un rang (« la page deux cent » =    la deux centième page, et non « cent quatre-vingt-dix-neuf pages plus une »), « arrêter sa lecture à la page quatre-vingt » =   à la quatre-vingtième page).

Par « les années quatre-vingt », on ne désigne pas quatre-vingts années, mais les années autour de la quatre-vingtième année du siècle.

Quand quatre-vingt (idem pour cent) est employé comme ordinal, vingt reste donc invariable.

 

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