Le mot du 28 octobre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Quelle est la bonne orthographe : « un gendelettres » ou « un gendelettre » ?  La première graphie me semble la plus correcte… »

 

L’usage et les lexicologues ne retiennent pas toujours, hélas, les formes les plus logiques. C’est bien dommage, parce que le bon sens et la logique permettraient de mieux enseigner la langue française…

Des humoristes et/ou des esprits sarcastiques  ont forgé ce mot pour désigner les hommes et femmes de lettres : « Le moindre plumitif se dit gendelettre » (Anatole France). D’où les dérivés non moins ironiques et plaisants : la « gendelettrerie » (ou « gendelettrie »), un « style gendelettreux »,  des « formules gendelettières ».

Le mot étant l’agglutination de « gens de lettres », on devrait avoir comme orthographe « un gendelettres ». Mais, comme pour gendarme (venant pourtant de « gens d’armes »), on a figé au masculin : un gendelettre, qui fait, au pluriel, des gendelettres.

 

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