Archives mensuelles : octobre 2016

Le mot du 22 octobre 2016 (1)

L’expression animalière (et proverbe) du jour

 

            « Qui se couche avec les chiens se lève avec des puces. »

 

Cette expression désobligeante, méchante, même calomnieuse !,  pour les Rex, Médor, Azor et compagnie, qui tous accueilleraient des puces, signifie qu’il faut se garder des mauvaises fréquentations et des influences dangereuses.

 

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Le mot du 21 octobre 2016 (1)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

            Ils ont bien le droit de collectionner les bols publicitaires, ceux qu’on appelle les bolopubliphilistes !

 

Anecdote : les deux premières syllabes de ce mot évoquent pour moi les linotypistes et ludlowistes, qui, je l’ai vu faire notamment au Monde pendant des décennies, pour bloquer des « allocations d’espace » où devaient venir un « pavé », un article ou un titre, « faisaient du bolobolo ».  Cela consistait à occuper la ou les lignes par un texte intégralement formé des lettres « bolobolo » s’enchaînant. Pourquoi ces lettres consacrées par la tradition ?… Je ne l’ai jamais su. Il s’agissait peut-être, au départ, d’une variante sarcastique de « blablabla ».

 

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Le nom propre de l’actualité du jour

Alep

Le nom d’Alep viendrait (le conditionnel s’impose) de l’araméen  Halaba, « blanc », par référence à la couleur du marbre, abondant dans la région, et de la terre.  Cela est recoupé par le surnom moderne donné en arabe : « la Blanche ».  D’autres sources évoquent un rapport avec le « lait »… symbole de blancheur lui aussi.

Le gentilé (ou ethnonyme) est  aleppin(e), qu’on se gardera de prononcer comme alpin, alpine. Entériné par le Dictionnaire officiel du Scrabble,  ce mot semble, généralement, être prononcé « alépin » plutôt qu’ « alèpin »… Les Aleppins, des Aleppines, les commerces aleppins, les rues aleppines.

 

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Le mot du 20 octobre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

            « J’ai une question à vous poser concernant l’accord du verbe après deux sujets reliés par « suivi de » ou « accompagné de ». Faut-il accorder le verbe au singulier ou au pluriel dans ce cas-là ?  Avec des virgules, cela me paraît évident : « Pierre, suivi de Paul, entre dans la pièce ». Mais, sans la présence de celles-ci, je ne trouve pas de règle à appliquer à ce cas de figure : « Pierre suivi de Paul entrent dans la pièce » ou « Pierre suivi de Paul entre dans la pièce » ?…

 

1° Oui, avec les virgules, aucune difficulté, le singulier est incontestable, comme dans « Suivi de Paul, Pierre entre… ».

2° En revanche, sans ponctuation, cela ne me semble pas du tout identique à « Le père comme le fils sont têtus »  //  « Le fils, comme le père, est têtu ».  « Pierre suivi de Paul entrent dans la pièce » est, pour moi, une construction complètement incorrecte, illicite. Même chose pour « Pierre accompagné de Paul entrent… ». Je condamne l’accord au pluriel. C’est impossible !  Il faut mettre les virgules, ou reformuler la phrase…

 

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Rappel de l’agenda des dictées 

– Mercredi 26 octobre, à 14 heures, à l’hôtel du Département, à Nantes : dictée Jules-Verne;

– Samedi 5 novembre, à 14 heures, toujours à Nantes, dictée pour le 30e anniversaire du Musée de l’imprimerie.

Ensuite :

– Samedi 12 novembre, dictée de Honfleur;

–  Samedi 19 novembre, place du Tertre, à Paris, dictée « loufoco-logique » Alphonse-Allais, pour l’Association des Amis d’Alphonse Allais;

–  Dimanche 20 novembre, dictée de Sorèze (Tarn);

– Samedi 26 novembre, dictée de Bonsecours (Seine-Maritime).

 

 

Le mot du 19 octobre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « J’ai une question concernant l’utilisation des guillemets : lorsqu’on met en page un livre en langue française, dans lequel il y a quantité de citations anglaises, de titres d’articles anglais, comment procède-t-on pour les guillemets ?…  L’ensemble du livre avec les guillemets français ? Ou les citations françaises avec des guillemets français, et les citations anglaises avec les guillemets anglais ?…  J’avoue que c’est un casse-tête ! »

 

Il faut toujours donner la préférence à une démarche constante, la plus simple possible, et qui ne perturbe pas le lecteur.  De nombreuses études de lisibilité  ont montré qu’un lecteur moyen perd le fil du texte (en partie), est dérangé dans sa lecture, s’il se retrouve face à des non-unifications et/ou à des discordances injustifiées.  Même si elles sont justifiées aux yeux des praticiens du livre et de la presse qui maîtrisent  les « chinoiseries » del’orthotypographie,  ces subtilités extrêmes échappent aux non-initiés…

Le mieux est d’appliquer la même orthotypographie aux choses qui sont de même niveau, peu importe la langue.  La même hiérarchie orthotypographique doit être suivie, respectivement, pour : a) les citations de premier niveau (= entre guillemets français  :  « ») ; b) les citations internes, ou « citations de deuxième niveau » (entre guillemets anglais ou américains   :    “  ” ou   »  « ) ; c)  les citations internes aux citations de deuxième niveau, c’est-à-dire des citations de troisième niveau (= entre guillemets dits erronément « guillemets allemands », c’est-à-dire les apostrophes simples, ou bien en adoptant un changement de graisse romain > italique).  Pour, encore  :  d) les titres d’œuvres, de journaux, de revues, de bulletins, etc. ( = en italique, en respectant la règle pour les titres d’œuvres, en  français ou en anglais, selon la langue) ; e) les titres d’articles (= en romain, entre guillemets français, avec application de la règle des titres d’articles).

 

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Le mot du 18 octobre 2016 (3)

Mossoul

 

L’ancienne Ninive (transcription de l’arabe Ninawa), capitale des Assyriens, a pris le nom d’Al-Mawssil (ou Al-Mawşil),  Al-Moussel,  d’où Mossoul, lorsque les Arabes ont conquis la haute Mésopotamie. André Cherpillod, auteur de l’ouvrage de référence paru aux édit. Masson : Dictionnaire étymologique des noms géographiques, indique que ce dernier nom signifie… « unir, réunir ».

Le nom de la mousseline, la fine et légère toile de coton, est issu du nom de la ville, au sens de « tissu, ou toile de coton ou de laine, originaire de Mossoul », via l’italien.  On attribue à Marco Polo l’introduction du mot : mosulin, « drap d’or et de soie fabriqué à Mossoul », d’où, en italien, mosolino,  puis mussolino…  À noter qu’on appelle verre(s) mousseline un (des) verre(s) très fins  –  mousseline restant invariable.

 

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Le mot du 18 octobre 2016 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Quel est le pluriel, au masculin et au féminin, du gentilé désignant les habitants du département du Haut-Rhin ? »

 

Le gentilé, ou ethnonyme, désignant les habitants et/ou natifs du Haut-Rhin  a été forgé en ajoutant une terminaison à Haut-Rhin.  Cela a donc donné : les Haut-Rhinois, les Haut-Rhinoises.  Les graphies « Hauts-Rhinois  /  Hautes-Rhinoises » étaient inconcevables, et auraient permis aux humoristes et aux esprits sarcastiques de dauber sur la taille de ces Alsaciens !

 

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Le mot du 18 octobre 2016 (1)

Le calembour du jour

 

           « Ces « grenouilles de bénitier » ne toléraient pas que l’on servît le thé tard ! »  (JPC.)

 

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Le mot du 17 octobre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

           «  Faut-il écrire : « des centres d’accueil temporaire » ou bien : « des centres d’accueil temporaires » ? »

 

Attention !  La signification est différente ! Dans le premier cas, les centres sont pérennes mais offrent un accueil de courte durée ; dans le second, les centres eux-mêmes sont temporaires, provisoires. Cette différence démontre bien la précision et l’utilité de l’orthographe !

 

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Le mot du 16 octobre 2016 (2)

Les noms de collectionneurs du jour

 

Celui ou celle qui collectionne les fouets à champagne est un(e) mosserphile, tandis que celui ou celle qui collectionne les plaques de muselets de champagne est un(e) placomusophiliste.

 

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