Le mot du 1er novembre 2016 (1)

La bourde du jour

 

            Bien souvent, la dénomination « bourde du jour » désigne plus précisément des « bourdes de tous les jours », des « bourdes récurrentes »… dont l’énormité passe inaperçue ! Certes, « le cerveau rectifie », heureusement, et l’on peut en effet espérer que la quasi-totalité des lecteurs et/ou des auditeurs et téléspectateurs ne prend pas (ne prennent pas) pour argent comptant ce qu’on leur dit.

Il en est ainsi de la locution « répression syndicale », qui revient à propos de la situation dans des entreprises, dans des firmes, dans des usines en France… Même si tout n’est pas parfait dans l’Hexagone, on ne relève pas, à ma connaissance, en 2016, de conflits où le personnel, les ouvriers, les employés, seraient menacés, verbalement, psychiquement ou physiquement, par des délégués syndicaux, par les « gros bras » d’un service d’ordre syndical.

En certains pays, les gouvernements se sont appuyés sur des organisations syndicales, véritables milices au service d’un régime peu démocratique, qui, sous des prétextes fallacieux, les faisait intervenir pour casser des grèves, voire pour « casser » physiquement les partisans de la liberté.  Il est vrai, aussi, que, à certains moments, même dans des démocraties, des syndicats puissants, très majoritaires, n’ont pas toujours respecté sans faille la liberté d’expression d’autrui.

La bourde à répétition que nous dénonçons ici consiste donc à dire et écrire « répression syndicale » quand il faudrait « répression antisyndicale », « répression patronale »

 

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