Le mot du 4 novembre 2016 (1)

L’expression du jour

 

Mener une vie de patachon

 

            Emprunté à l’espagnol pataje, lui-même probablement tiré de l’arabe, patache a désigné différents types de bateaux légers utilisés pour diverses tâches : transport de courrier, service de passagers, vedettes transportant des douaniers, etc.  Avec souvent la connotation de « mauvais bateau », « vieux bateau »…

Par analogie, le terme a été employé au sujet de mauvaises diligences peu confortables, qui permettaient de voyager à bas prix, mais dans l’inconfort. Les voyages effectués à bord de ces diligences devaient être assez folkloriques, avec un certain nombre d’accidents et d’incidents, pléthore d’arrêts dans des relais et des auberges où les conducteurs, pour se réchauffer, pour prendre des forces, pour compenser la poussière avalée au fil des kilomètres,  s’humectaient abondamment le gosier !

« Marins des routes »,  n’ayant évidemment pas des horaires de travail réguliers, retrouvant une femme non pas de port en port, mais d’estaminet en cabaret, ces conducteurs qui ne jouissaient pas du prestige des postillons menaient une vie instable, soumise à bien des aléas… et quelque peu dissolue.  Ce qu’on prit l’habitude d’appeler une « vie de patachon » (ce dernier mot étant figé au singulier dans cette expression).

 

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