Le mot du 10 novembre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Est-il encore incorrect de dire : « Le PSG joue le Borussia mercredi prochain » ? Tous les journalistes sportifs de radio et de télé le disent, comme les entraîneurs et les joueurs… »

 

L’emploi récurrent d’une faute de français par telle ou telle catégorie de personnes ne transforme pas une grosse bourde en « bon usage ».  Dans de telles phrases, le verbe jouer ne peut pas être un verbe transitif direct. On ne joue pas « l’Allemagne au Stade de France », mais « contre l’Allemagne » ; on ne joue pas « l’équipe du Paraguay », mais « contre l’équipe du Paraguay ».

Cette utilisation directe relève toujours du charabia et du baragouin, du mauvais français.

En revanche,  jouer  est licitement employé dans une construction directe au sens de « disputer un match » (jouer la finale du tournoi, jouer un match de repêchage…), d’ « interpréter » (jouer une sonate, jouer les utilités, jouer Bertolt Brecht…),  d’ « utiliser une pièce de jeu » (jouer le valet d’atout, jouer pique…).

 

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