Archives mensuelles : novembre 2016

Le mot du 18 novembre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

          « Je ne lis pas le Monde tous les jours, mais je trouve parfois « premier ministre » et « ministre de l’intérieur »…  Ne s’agit-il pas de fautes critiquables ?…

 

Les fautes d’orthotypographie peuvent être graves, quand les formes erronées ou insolites modifient la signification et peuvent donner un faux sens. Ce n’est pas le cas ici, mais les graphies que vous mentionnez dérogent au Code typographique français, aux règles typographiques en usage dans l’Hexagone. Ce qui est critiquable…

En français de France, la norme est :   Premier ministre  et ministre de l’Intérieur. Ce sont les entités, les administrations, qui sont importantes ; pas les individus qui exercent quelque temps des fonctions d’État. D’où la minuscule à président dans président de la République et celle à ministre (mais la majuscule à Intérieur, à Affaires étrangères, à Culture, etc.).  Comme il y a une majuscule aux termes précédents, écrire premier ministre ne serait pas équitable : on a donc ratifié Premier ministre (et c’est très logiquement que l’on doit écrire : Pierre Mauroy fut le premier Premier ministre de François Mitterrand).

Au Monde, on se trouve là encore, peut-être, face à des singularités remontant à la création du journal, quand de Gaulle souhaita en faire le « journal officieux » de la République.  Hubert Beuve-Méry et son équipe s’appuyèrent alors volontairement, pour l’orthotypographie, sur ce que faisait le Journal officiel !  C’est du moins ce que l’on m’affirma quand je rejoignis ce journal.

Nous ne sommes plus en 1944, et le souci de s’affirmer comme un quotidien à part via l’orthotypographie n’est plus à l’ordre du jour, je crois.  Et le Monde pourrait sans dommage évoluer et rejoindre le Code typographique.

S’il s’agit de « coquilles », on peut hésiter à employer le mot « critiquable », sachant qu’aucun d’entre nous n’est infaillible. On dira alors que c’est regrettable, et on incitera les coupables à éviter dorénavant de telles bévues…

 

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Dictées fin novembre 2016 

RAPPELS : 1° La dictée « loufoco-logique » Alphonse-Allais se déroulera au sein du siège social de l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA): la brasserie-restaurant La Crémaillère 1900, 15, place du Tertre, Paris-18e,  samedi 19, à 15 heures. Si vous n’avez pas pu vous inscrire encore pour cette dictée montmartroise, vous pouvez le faire en téléphonant au président de l’AAAA, Philippe Davis, au 06 85 91 87 83. Et même, à défaut, en vous inscrivant sur place le jour même !

2° La dictée de Sorèze (Tarn), dimanche 20, se déroulera dans le cadre du Salon du livre, en la fameuse abbaye-école de Sorèze, à 14 heures. Les inscriptions se font sur place.

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Le mot du 17 novembre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Faut-il accorder les noms des mois ? Et ceux des saisons ?… »

 

Oui : ce sont des noms communs ordinaires (même si, dans des textes dits « littéraires », ou en poésie, des auteurs souhaitent vivement mettre une majuscule : les correcteurs-réviseurs professionnels pourront éventuellement montrer de la compréhension, après discussion avec lesdits auteurs  =  l’utilisation de la majuscule ne s’opposant pas à l’accord en nombre).

Donc : des octobres pluvieux, des mais ensoleillés, des hivers rigoureux, des étés étouffants…  (Très éventuellement, dans des cas particuliers : des Automnes cléments, des Aoûts caniculaires…)

 

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Le mot du 16 novembre 2016 (3)

Le nom de collectionneur du jour

 

Très jolis objets, les épis de faîtage sont collectionnés par les… spicafastigiphilistes.

 

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Le mot du 16 novembre 2016 (2)

Communiqué de l’association Défense de la langue française (extraits) :

 

                                            En France, le Père Noël doit parler français !

 

 

Noël approche et, comme tous les ans, nous allons parcourir les rayons des magasins pour faire des emplettes.

 

         Pensons à acheter utilement pour la langue française :

 

– privilégions les magasins qui respectent notre langue et communiquent en français ;

 

exigeons que les jouets, jeux, tous les produits, possèdent des MODES D’EMPLOI, des NOTICES, DES ETIQUETAGES avec des  INDICATIONS EN FRANçAIS CLAIR ET CORRECT au moins aussi lisibles que celles données éventuellement en langue étrangère ;

 

– faisons connaître notre sentiment aux commerçants.

 

D’autres associations ont donné les mêmes conseils à leurs adhérents.

 

Unissons nos efforts pour que la langue française soit à l’honneur pendant ces fêtes !

Le mot du 16 novembre 2016 (1)

Information :

            Les éditions Le Robert, s’appuyant sur le constat incontestable que les fautes d’orthographe diminuent la crédibilité d’une personne ou de l’organisme qu’elle représente, lancent la « première certification globale en langue française permettant d’attester de son niveau en milieu professionnel  ».

            Dans le monde de l’entreprise, la maîtrise du français   –   aussi bien écrite qu’orale   –  apparaît comme primordiale.  Les linguistes du Robert ont donc élaboré cette nouvelle certification, qui a été présentée hier matin mardi 14 novembre à un parterre de nombreux DRH et responsables de formation.

            La certification du Robert s’adresse tout à la fois aux salariés, travailleurs indépendants, demandeurs d’emploi et aux étudiants,  ainsi qu’aux entreprises.  Aux premiers, elle veut permettre d’attester d’un niveau de compétence en français réel,  à mentionner dans leurs CV. afin de favoriser leur employabilité.  Aux secondes, elle entend garantir vraiment le niveau de français de leurs futurs salariés, employés, cadres…

              

Renseignements :     

www.certification-le-robert.com

04 56 45 95 63

Rappel dictées novembre 2016 (2)

Compléments d’informations pour les prochaines dictées :

a) Samedi 12 novembre  =  les Greniers à sel, à Honfleur, sont sis quai de la Tour, même si cette rue n’est pas un quai.

b) Dimanche 20 novembre  =  La dictée de Sorèze, dans l’abbaye-école, au sein du Salon du livre, commencera à 14 heures, toutes les inscriptions se faisant sur place.

Rappels dictées novembre 2016

RAPPELS : 1° La dictée de HONFLEUR (Calvados) se déroulera demain, aux Greniers à sel, dans le centre-ville, non loin de la mairie, comme chaque année. Ouverture des portes à 14 h 30. Les personnes ne s’étant pas inscrites pourront le faire sur place jusqu’à la dernière minute.  Dictée et jeux, vin d’honneur. Si difficultés pour trouver les Greniers à sel, me joindre au 06 07 59 17 08.

2° La dictée « loufoco-logique » Alphonse-Allais se déroulera le samedi 19 novembre à la brasserie-restaurant « La Crémaillère 1900 », 15, place du Tertre, Paris (18e), siège social de l’Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA), à 15 heures. Les personnes n’ayant pas réservé leur place peuvent encore s’inscrire : inscriptions et renseignements  =  Philippe Davis, président de l’AAAA : 06 85 91 87 83. Il sera, aussi, encore possible de s’inscrire sur place le 19.

3°  La dictée de Sorèze (Tarn) se déroulera le dimanche 20 novembre, dans l’abbaye-école, au sein du Salon du livre.

 

 

Le mot du 11 novembre 2016 (2)

La question du jour (et la réponse)

            « Faut-il écrire : « donner un coup d’épaule »,  au singulier, et « donner des coups d’épaules » quand la locution est au pluriel ?  Le fait que ce soit au sens propre ou bien au sens figuré a-t-il une importance sur l’orthographe d’épaule ?… »

 

Non, la graphie est figée au singulier dans tous les cas… car il serait bien difficile à quelqu’un de donner des coups avec ses deux épaules à la fois. (J’imagine bien que des esprits malicieux vont évoquer les joueurs de la mêlée, au rugby  ☺ … ce à quoi je rétorque par avance qu’il ne s’agit pas de coups, mais de poussées !)

Au sens propre, on donne une ou des bourrades avec UNE épaule. Au sens figuré, tout comme on donne des « coups de main » (= on prête la main, on tend LA main à quelqu’un), on donne un ou des coups d’épaule (on prête SON épaule, on prête L’épaule à quelqu’un qui est dans l’embarras, dans les difficultés).

 

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Le mot du 11 novembre 2016 (1)

La perle d’inculture du jour

 

Au bulletin d’info de France Inter, ce vendredi 11 novembre 2016, une journaliste confond actrice et titre de film, en désignant Marlene Dietrich par « l’Ange bleu »… L’Ange bleu est le titre du film de Josef von Sternberg de 1930 qui révéla la jeune actrice et chanteuse, dans le rôle de Lola-Lola. Ce titre reprenant le nom du cabaret mal famé où se produit Lola-Lola, qui va entraîner dans la déchéance le professeur Rath (joué par le grand comédien allemand Emil Jannings).

La fameuse actrice a été surnommée « Lili Marlene », d’après le titre de la mythique chanson allemande, écrite en 1915 : Lili Marleen,  dont elle fut l’interprète la plus connue. Aussi « la Vénus blonde », par reprise de son nom de scène dans un autre film de von Sternberg, Blonde Venus (Blonde Vénus), où elle tient le rôle de Helen Faraday.

Désigner Marlene Dietrich par « l’Ange bleu », c’est comme surnommer Danielle Darrieux « la Maison du lac » !!

 

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