Le mot du 21 décembre 2016 (1)

Bévues d’écrivains

 

            Faute d’attention, des auteurs, parfois chevronnés, commettent des fautes d’… inattention !   Certaines de celles-ci sont désopilantes, et semblent incroyables ; pourtant, ces bêtises figurent bien dans les ouvrages publiés.  (Évidemment, on peut toujours prétendre que les « hénaurmités » sont dues à l’intervention intempestive d’un tiers : éditeur, typographe, directeur de collection, voire, ô honte, un correcteur-réviseur… à tel ou tel stade de la fabrication. Mais l’argument doit sans doute être rejeté dans la plupart des cas.)

Ponson du Terrail (qui écrivait beaucoup, et vite) : « Le vieux général de Mortefontaine, qui avait conservé les habitudes militaires, se promenait dans les grandes allées, les mains croisées derrière le dos, la tête nue. Il avait un journal à la main, et lisait. » (La Patrie.)

Alexandre Dumas père : « Comment Jacques, n’ayant pu digérer l’épingle du papillon, fut atteint d’une perforation de la péritonite. »  (Le Capitaine Pamphile, in sommaire du chapitre XIV.)

Du même : « Elle passa une heure sans respirer. » (Les Trois Mousquetaires.)

Et, toujours lui : « Vous êtes, dit Colbert, aussi spirituel que M. de Voltaire. » (Le Vicomte de Bragelonne.)  [Voltaire est né en 1694 ; Colbert a vécu de 1619 à 1683…]

 

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