Le mot du 20 décembre 2016 (1)

La bourde du jour

 

            L’événement tragique survenu à Berlin a été marqué par beaucoup d’incertitudes, par le flou des points d’information, mais cela peut se comprendre dans les premières heures. Plus de vingt-quatre heures après, un présumé coupable a été innocenté et relâché, et les motivations du ou des auteurs sont toujours inconnues, nous dit-on. L’hypothèse d’un accident ne peut pas être retenue : le véritable conducteur du camion, un Polonais, a été retrouvé à bord, « assassiné à coups de poignard et atteint de plusieurs balles », a-t-on déclaré, outre-Rhin.

Jusqu’à preuve du contraire, ce camion ne se conduisait pas lui-même…  Même si son conducteur, sautant de la cabine, l’a lancé sur la foule en quittant le volant quelques décamètres avant le choc, il y a bien eu une personne qui a pris la décision d’écraser la foule du marché de Noël. Même si l’auteur de l’attentat a téléguidé (?) le camion, sa dangerosité n’est pas amoindrie. Et cela, encore une fois, quelles que soient les raisons : haine des festivités, fanatisme religieux, soucis personnels, etc.

Il y a donc forcément dans Berlin, ou loin de la ville maintenant, un individu (homme ou femme) directement responsable du massacre.

L’emploi continu du conditionnel par de nombreux journalistes relève donc de l’absurdité, du manque de réflexion : « Il y aurait dans Berlin un individu dangereux »… Dame oui, IL Y A (au présent !) assurément quelque part une personne dangereuse (… au moins) en liberté, puisque, à l’heure actuelle, les responsables allemands ne font pas état d’une arrestation.

 

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