Le mot du 23 décembre 2016 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Avec « à moins que… », ne faut-il pas le « ne » explétif… ? »

 

Lorsque l’on veut suivre une langue « soignée », comme disent les linguistes, le ne s’impose, notamment à l’écrit : « à moins qu’il ne pleuve, nous irons à Giverny samedi ». En s’exprimant ainsi, on respecte le bon usage, mais, comme chacun devrait le savoir, le « bon usage » est une notion évolutive.  Le « bon usage » de 2016 n’est plus tout à fait celui de 1980, et aura certainement quelque peu changé en 2070…

Lorsque l’on consulte les dernières éditions parues des différents dictionnaires, des « dictionnaires de difficultés », et d’autres ouvrages édités ces dernières années, le « bon usage » de 2016 conforte toujours l’emploi du ne en français de bon aloi. Quelques auteurs tolèrent son absence dans une langue « moins soignée » ; certains lexicographes laissent le choix, ad libitum, à l’usager du français.

 

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