Le mot du 3 février 2017 (1)

Le mot du jour : à-peu-près

 

L’expression à peu près, sans traits d’union (Paul et Sandrine ont à peu près le même âge) a donné naissance au substantif à-peu-près, qui, lui, s’écrit obligatoirement avec des traits d’union (faute de modèles parfaits, contentons-nous d’à-peu-près).

Les à-peu-près relèvent des approximations souvent très… approximatives. Cela peut être pour situer un lieu sur la carte, pour donner le montant du « trou » de la Sécurité sociale, pour estimer le nombre des participants à un défilé, pour donner une date, etc.

Dans le domaine de la linguistique et du divertissement, les à-peu-près sont assimilés aux calembours les moins raffinés, c’est-à-dire à des jeux de mots parfois  beaucoup « capillotractés » (= tirés par les cheveux) !  Mais, comme on sait, les jeux de mots laids sont ressentis comme des calembours bons

On classe donc dans les à-peu-près, par exemple, les définitions de charades ou les devinettes faisant appel à ce qui est traité d’ « accent alsacien » :  « Il n’y a que le premier bas qui goutte » pour le proverbe Il n’y a que le premier pas qui coûte ;  ou bien : « Un Breton n’a Quimper et une mère ! », formule qui torture quelque peu la syntaxe et la logique.

L’écrivain Tristan Maya avait usé volontairement de l’à-peu-près en intitulant Liliane est au lycée  (pour « l’Iliade et l’Odyssée », bien sûr)  un recueil d’anecdotes tiré de son expérience en tant que libraire, et reprenant les bévues drolatiques de clients voulant commander des livres dont ils déformaient le titre et/ou le nom de l’auteur (« le guide Maupassant », par exemple) !

 

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