Le mot du 3 février 2017 (3)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Je lis, dans un essai : « collecteurs de rumeurs et de on-dit ». Mais l’article ne devrait-il pas s’élider devant « on-dit » (ce que suggère Word…) ? »

 

Bonne question !  Spontanément, « et d’on-dit » me choque, me gêne, et j’ai l’impression (?) que dans le langage courant personne ne fait cette élision. Mais aucun linguiste, aucun grammairien, aucun lexicographe ne mentionne ce cas dans les ouvrages de référence (du moins, dans les ouvrages que j’ai consultés). Alors, il n’y aurait pas d’exception, comme pour onze (le onze tricolore)… Et, d’ailleurs, le Petit Robert, à l’articulet on-dit, n’indique pas  –  par l’apostrophe traditionnelle (’)  qui, dans ce cas, précède la prononciation donnée entre parenthèses  –   qu’il y aurait interdiction d’élider.

Je crois que le recul devant l’élision (l’on-dit, d’on-dit) est dû au fait qu’au pluriel personne ne dit, il me semble, « des z’on-dit », mais « des’ on-dit »…

Paul Morand avait donc raison d’écrire : « L’on-dit a pour mère la diffamation et pour père le bobard ».

 

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