Le mot du 15 février 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Faut-il laisser gagné invariable, ou faut-il l’accorder, dans : « Et c’est ( ou : ce sont) encore deux années de gagné(es) » ?  Je ne trouve de réponse nulle part, dans aucune grammaire… »

 

Effectivement, il semble difficile de trouver un linguiste ou un grammairien de référence qui aurait parlé de ce point quelque peu à part.  Mais ce n’est pas très étonnant :  aucun auteur  ne peut traiter de tous les cas particuliers, de toutes les singularités relevant notamment du langage familier !…

Qui doit l’emporter ?…  Une invariabilité qui reposerait sur l’accord avec un sujet « grammatical », c’est-à-dire sur « c’est »  (mais, avec « ce sont », cela devient peut-être plus difficile à défendre), ou un accord sur un sujet « concret », c’est-à-dire sur « années » ?  Je pense que l’on ne doit pas tenir compte du de dans cette construction singulière, et qu’il faut raisonner comme si l’on avait : « Et c’est (ou « et ce sont ») encore deux années [qui sont] gagnées ».

 

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