Le mot du 18 février 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Je trouve partout « prince-électeur » écrit avec un trait d’union. Spontanément, je n’en mettrais pas. Qu’en pensez-vous ? »


Comme j’ai lu beaucoup de livres d’histoire, je peux en effet confirmer que, dans leur immense majorité,  les historiens écrivent prince-électeur, avec un trait d’union, comme ils écrivent, toujours s’agissant du Saint Empire romain germanique, évêque-électeur.  Cela, parce  que électeur  est  un  substantif  et  non  un  adjectif,  d’où  l’emploi assez fréquent du mot électeur  seul, et parce qu’il y a donc association de deux titres  (cf., aussi, prince-archevêque et prince-évêque)

Un usage adopté par les historiens de naguère ou d’autrefois (voire par certains aujourd’hui encore) consiste à écrire Électeur, avec une majuscule (= l’Électeur de Saxe, l’Électeur de Bavière). Certainement pour marquer la différence d’acception avec les vulgaires électeurs de base et pour souligner l’importance de cette poignée de grands personnages de l’Empire…  En tout cas, c’est un usage, et non « l’usage », nullement une obligation.  Il n’y a quasiment jamais deux majuscules dans prince-électeur.

 

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