Archives mensuelles : février 2017

Le mot du 25 février 2017 (1)

L’ambiguïté rédactionnelle du jour (ou : le titre trompeur du jour)

 

Ce n’est pas la première fois qu’un titre d’une info sur le site Orange me choque…

Aujourd’hui, il s’agit d’un article titré : « Trois élus Les Républicains se battent à la sortie d’un bar ».  Cet intitulé est forcément compris sous la signification suivante : « à la sortie d’un bar, trois élus Les Républicains se sont battus entre eux [pour une raison inconnue, ou non encore explicitée] ».

Or, si l’on ne s’en tient pas au titre et si on lit l’article  –  qui reste dans un grand flou artistique : voir ci-dessous  –,   ces élus ne se sont pas du tout battus entre eux.

Selon leurs dires, alors qu’à la sortie de l’établissement ils discutaient politique,  ils auraient été agressés par un homme éméché qui les prenait en photo, puis par trois passants. Les élus rapportent aussi que le patron et le personnel du bar les auraient alors insultés…

Bref, c’est clair comme du jus de chique, et tout cela est à mettre au conditionnel, c’est évident.  Toutefois, il n’empêche que le titre donne un faux sens, une mauvaise information laissant entendre que des élus municipaux de tel parti, sortant peut-être quelque peu gris d’un bar, se seraient battus entre eux.  Assertion qui, en l’occurrence, pourrait bien relever de la calomnie.

Quant à démêler le déroulement de l’altercation entre les trois élus et les autres protagonistes, on laissera cela aux enquêteurs…

 

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Le mot du 24 février 2017 (2)

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14h00m

Formation : Téléform…

– Formation : Téléformation : Droits et oblig…

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Les Matinales IDF cherchent des perles dans les coquilles

le 20-02-2017

par Délégation Île-de-france

Et si l’on s’arrêtait un instant sur ces mots et tournures qui font la une des médias ? Repris dans toute la presse, ils sont parfois mal choisis et malmenés. Ces bourdes, le traducteur, jongleur de mots, doit les repérer, les traquer même, afin de les déjouer.

Chef du service correction du journal Le Monde pendant une vingtaine d’années, enseignant dans des écoles de formation comme le CPJ-CFPJ de Paris, Jean-Pierre Colignon est aussi l’auteur de quelque cinquante ouvrages traitant en particulier de la langue française.

Intarissable sur les thèmes de l’origine des mots et des règles d’orthographe, de grammaire, d’orthotypographie et de ponctuation, il invite Les Matinales à entreprendre un voyage culturel et plein d’humour, à la découverte des perles de l’actualité.

À partir d’exemples concrets, il expliquera les pièges à éviter et livrera ses « trucs ». Le rendez-vous se veut interactif : pensez à des questions que vous aimeriez poser, Jean-Pierre Colignon y répondra avec bonheur, générosité et précision.

Quand ?

Samedi 25 février 2017 2016 à 10 h 01, et nous vous accueillerons dès 9 h 30.

 

Où ?

Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

 

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie. Un reçu de 9,50 € vous sera remis sur place. Si vous pouviez faire l’appoint, cela nous aiderait beaucoup.

 

L’œuf poché sur la salade frisée
Inscrivez-vous auprès de la delegation.idf-matinales@sft.fr d’ici vendredi 24 février à 12 h. Nous pourrons mieux organiser la manifestation et vous remporterez peut-être notre livre du mois !

 

V’là mon travail, v’là mon dico

Une traduction à présenter ? Un outil papier préféré ? Apportez-les ! Une table leur sera réservée.

 

Adhérents ou pas à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants, venez !
Au plaisir de vous retrouver ou rencontrer,

 

Votre équipe des Matinales-IDF

Le mot du 24 février 2017 (1)

INFORMATION (précisions)

Samedi 11 mars 2017, au lycée La Rochefoucauld, 22, rue Malar, Paris-7e :

 

3e Concours de culture générale conçu et animé par Jean-Pierre Colignon, qui a choisi pour thème « Connaissance de la France ».

 

Conçu et rédigé pour l’UCIAP 7e et pour l’AMOPA 7e, ce concours est ouvert aux collégiens (3e), aux lycéens et aux adultes = deux catégories.

PROGRAMME :

13 h 30  Accueil.

14 h  –  15 h  Concours (questions écrites).

15 h 30  –  16 h 30  Animation musicale pendant la correction des copies.

16 h 30  –  17 h 30   Correction publique des questions écrites.

17 h 30  Questions orales subsidiaires entre les meilleurs; proclamation des résultats et des deux classements, remise des prix. Chaque participant recevra un numéro de la revue de l’association Défense de la langue française, partenaire du concours.

18 h    Verre de l’amitié.

N. B. :  Les inscriptions se font auprès de l’UCIAP 7e (voir les informations données sur ce site il y a deux jours), ou, à défaut, auprès de Jean-Pierre Colignon, qui transmettra.

 

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Le mot du 23 février 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

            « Je vous pose une question qui me tracasse depuis un certain temps :
Dans l’expression « les différents corps d’état », faut-il laisser le mot
état au singulier, comme on le voit la plupart du temps, et pourquoi ? L’état, ici, est pourtant synonyme de « métier » et on trouve bien dans le dictionnaire de l’Académie : « des corps de métiers », avec un « s » au mot « métiers »… »

 

C’est effectivement une graphie qui « interpelle » !  Le singulier étonne… et il n’est pas aisé de trouver une raison bien explicite.

Une remarque :  la graphie corps de métiers de l’Académie que vous mentionnez est largement démentie par l’usage, y compris dans des ouvrages didactiques, professionnels, qui se recoupent sur  tout (ou tous) corps de métier. (Je constate que le Petit Robert se contredit, sur deux lignes : deux singuliers pour un pluriel !)

Il me semble que le singulier est adopté parce que tous corps de métier est compris au sens de « toutes les professions relevant d’UNE activité »; un corps de métier  =  « ensemble de personnes exerçant LA même profession ».  En particulier quand métier ou état désignent LE bâtiment : « Tous les corps d’état ont participé à la reconstruction »

J’ai donc essayé ici de trouver un raisonnement qui justifierait cet usage largement majoritaire du singulier. Je n’ai jamais trouvé de linguiste ou grammairien de référence qui aurait, dans un ouvrage, abordé ce point…  (Mais je n’ai pas lu tous les ouvrages publiés, bien évidemment.)

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Le mot du 23 février 2017 (1)

Le « truc » d’orthographe du jour

 

           « Ils ne sont pas maRRants, avec tout leur tintamaRRe ! »

 

            L’association du nom masculin tintamarre, dans une phrase ludique,  avec d’autres mots comportant deux r successifs  devrait permettre de mémoriser que le suffixe –marre a deux r.

Un tintement  (mot issu lui aussi du verbe tinter)  est plutôt un bruit agréable, en tout cas peu gênant :  le tintement des grelots des moutons en transhumance, le tintement de la clochette…

            En revanche, un tintamarre  peut devenir exaspérant par son vacarme discordant : « Pour parler franchement, crûment, il y en a maRRe de ce tintamaRRe ! Grrrrrr ! ».

 

(Adapté de l’articulet « tintamarre » figurant dans l’Encyclopédie des petits trucs du professeur Colignon, éditions de l’Opportun, 2016.)

 

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Le mot du 22 février 2017 (1)

RAPPEL :  Les personnes désireuses de participer au 3e Concours de culture générale que j’organise pour l’UCIAP 7e et l’AMOPA 7e, le samedi 11 mars, ne doivent pas téléphoner au lycée La Rochefoucauld. Les inscriptions doivent se faire via

l’UCIAP 7e :

tél : 01.45.55.28.05        contact@uciap7.com

ou, à la rigueur, par moi, et je retransmettrai.

MERCI !

 

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Le mot du 21 février 2017 (2)

Le « truc » d’orthographe du jour

 

          « Le gibbon ressemble toujours à un bébé ! »

 

            Le gibbon est un singe aux longs bras qui vit en certaines régions d’Asie. Son nom fait partie des rares mots usuels de la langue française qui comportent, comme sabbat et sabbatique, dont j’ai déjà parlé, deux « b » successifs.

Pour mémoriser le double « b » de gibbon, on peut associer le nom du singe à d’autres termes plus connus ayant également le  tandem bb : abbé, abbesse, rabbin… et/ou au mot bébé !  On peut, encore, faire intervenir une grande amie des animaux : B.B. (Brigitte Bardot) :  « B. B. a adopté deux gibbons abandonnés ».

(Adapté à partir d’un articulet de l’Encyclopédie des petits trucs du professeur Colignon, éditions de l’Opportun.)

 

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Le mot du 21 février 2017 (1)

INFORMATION : Le quotidien Aujourd’hui a publié mercredi 15 février un article sur le site Bonnenote. Il s’agit d’une start-up créée récemment, qui propose les services de « rédacteurs » recrutés sur leur CV et sur un texte indiquant leurs compétences.

Ces « enseignants, professeurs particuliers, doctorants, diplômés, étudiants en fin d’études », contre paiement, corrigeraient des textes, voire rédigeraient des devoirs à la place de scolaires et d’étudiants (ce qui pose tout de même un problème : les devoirs, exercices, tests pris en compte par l’éducation nationale ne devraient-ils pas être obligatoirement effectués en classe, sous la surveillance des enseignants ? )…

Lors d’un test effectué par des journalistes, le niveau désinvolte du « rédacteur » intrigue, voire interloque… « Quelques heures plus tard  –  écrit Aujourd’hui   –, la direction nous adressait cet e-mail« .  Et le journal publie le fac-similé du courriel du 12 février émanant de la direction de Bonnenote, tout en reproduisant ledit texte dans l’article (je fais ressortir en majuscules les « énormités ») : « Nous sommes STRICTE, et EXIGENT sur la qualité des devoirs de notre site et nous nous efforçons à (sic) offrir à nos clients un service excellent. Nous avons décidé de bannir ce rédacteur de Bonnenote suite à  ses (sic) échanges non professionnels qu’il a EU avec vous. »  (Aujourd’hui, 15 février 2017.)

 

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Le mot du 20 février 2017 (1)

L’erreur du jour à éviter

 

« Cette nouvelle gamme de survêtements régionaux est en pleine expansion et commence à être exportée à l’étranger ! »

 

Fort bien : voilà une bonne nouvelle, qui suscite à bon droit l’enthousiasme des commentateurs…  Mais ces derniers ne devraient pas, dans l’euphorie, tomber dans le pléonasme « exporter à l’étranger », qui ne renforce en rien l’heureuse information.

Redondance du même tonneau, à rejeter également : « importer de l’étranger ».

 

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Le mot du 18 février 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Je trouve partout « prince-électeur » écrit avec un trait d’union. Spontanément, je n’en mettrais pas. Qu’en pensez-vous ? »


Comme j’ai lu beaucoup de livres d’histoire, je peux en effet confirmer que, dans leur immense majorité,  les historiens écrivent prince-électeur, avec un trait d’union, comme ils écrivent, toujours s’agissant du Saint Empire romain germanique, évêque-électeur.  Cela, parce  que électeur  est  un  substantif  et  non  un  adjectif,  d’où  l’emploi assez fréquent du mot électeur  seul, et parce qu’il y a donc association de deux titres  (cf., aussi, prince-archevêque et prince-évêque)

Un usage adopté par les historiens de naguère ou d’autrefois (voire par certains aujourd’hui encore) consiste à écrire Électeur, avec une majuscule (= l’Électeur de Saxe, l’Électeur de Bavière). Certainement pour marquer la différence d’acception avec les vulgaires électeurs de base et pour souligner l’importance de cette poignée de grands personnages de l’Empire…  En tout cas, c’est un usage, et non « l’usage », nullement une obligation.  Il n’y a quasiment jamais deux majuscules dans prince-électeur.

 

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