Le mot du 5 mars 2017 (2)

Les questions du jour (et les réponses)

« Bonjour,

Pourrais-je avoir votre avis sur ces deux points, s’il vous plaît ?

1° Comment écririez-vous cette expression que l’on entend de plus en plus souvent : le « bien manger » ? Avec ou sans div., avec ou sans guillemets ?

2° Dans les dialogues, quand la phrase d’un personnage finit par des points de suspension et qu’on a « dit-il », par exemple, mettez-vous une virgule après les points de suspension ? J’ai trouvé des exemples avec ou sans, mais y a-t-il une règle stricte ?


 – Il faut que je m’y mette…, se dit-elle.

 

ou :


 – Il faut que je m’y mette… se dit-elle.


Merci d’avance pour vos réponses ! »


 

1°  Je crois logique d’aligner le bien-manger sur le bien-dire, qui est, comme le bien-être,  lexicalisé dans le Petit Larousse et dans le Petit Robert. Avec trait d’union, et sans guillemets.

2°  La virgule est obligatoire, pour séparer la citation du texte général. D’autant plus qu’il n’y a pas de guillemets…

De plus,  encore : manifestement, ce n’est pas un propos qui est tenu, des paroles qui sont prononcées, mais il s’agit d’une  pensée ; la présentation la plus usuelle est donc la mise entre guillemets en romain.  En tout cas, en adoptant une typographie distincte de la présentation des dialogues.  Par exemple, si dans un texte les dialogues et les tirades sont en romain les pensées doivent être en italique entre guillemets :

« Vous avez tout mon appui pour cette élection ! », lui répéta avec chaleur le vieux conseiller départemental, qui, in petto, ajoutait : « Compte là-dessus, et bois de l’eau, pauvre naïf ! ».

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