Le mot du 28 mars 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

           «  Bonjour, Monsieur,

           J’espère que vous allez bien. Je suis une de vos anciennes élèves, et je rencontre une difficulté dans un texte.

          Dans « ses congénères à plumes », faut-il supprimer le « s » à « plumes », comme dans l’expression « gibier à plume » ?

         Je n’arrive pas à trouver de réponse claire dans les différents usuels.

        Je vous remercie pour votre réponse. »

 

Les deux dictionnaires qui font référence, le Petit Larousse et le Petit Robert, ont évolué, s’agissant de « gibier à plume » et « gibier à poil ». Alors que la graphie classique, c’est-à-dire le singulier, s’expliquait par le fait que « poil » voulait dire « pelage », et que « plume »  signifiait « plumage », ces deux ouvrages ont fini par entériner la perte de cette référence linguistique…

Les utilisateurs du français, en 2017, ne connaissent plus, dans leur majorité, l’acception d’origine. Alors, les deux dictionnaires acceptent aussi maintenant la graphie avec le pluriel. Ad libitum, donc…  Le pluriel peut être adopté sans souci.  D’ailleurs, « ses congénères à plume » fait drôle : on dirait qu’il s’agit d’animaux n’ayant qu’une plume (sur la tête ou au croupion !).

 

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