Le mot du 29 mars 2017

Le point d’orthotypographie du jour

 

Peut-on licitement écrire : « Cette sévrienne est native de Toulon » ?  Assurément, s’il s’agit non pas d’une personne née à Sèvres, et/ou y habitant, mais d’une femme ayant été élève de l’École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF) créée en 1881 et implantée à Sèvres (aujourd’hui, Hauts-de-Seine). En 1985, cette école supérieure a été dissoute et a fusionné avec l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.

Quand il désigne une élève de l’ENSJF, le mot sévrienne est un nom commun, donc sans majuscule, alors que cet ethnonyme (ou gentilé) est en emploi de nom propre, avec une majuscule, quand il s’applique à une personne née à Sèvres, ou y demeurant…  Il est donc logique et licite d’écrire : « Cette Sévrienne est une sévrienne », ou, aussi :  « Cette sévrienne est aujourd’hui une Sévrienne ! ».

 

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